Tennis

Raonic devra goûter à sa médecine

Publié | Mis à jour

C’est à grands coups de canon au service que le Canadien Milos Raonic a triomphé de l’Américain Mackenzie McDonald pour avancer en quarts de finale de Wimbledon, lundi.

«Une performance au service pour Milos qui frôlait la perfection, a résumé l'analyste de TVA Sports Valérie Tétreault. Mais Milos justement, c’est un perfectionniste. Alors c’est intéressant de l’entendre commenter son match. On lui a demandé d’évaluer sa performance. Il a dit "eh bien, moi je me serais donné un A-". Moi je lui aurais plutôt donné un A, voire un A+ pour sa performance aujourd’hui.»

Outre ses 37 as, l’Ontarien de 27 ans n’a pas accordé la moindre balle de bris. Et il ne s’est pas laissé déstabiliser lorsqu’il a échappé la troisième manche au bris d’égalité alors qu’il avait eu ses occasions de fermer les livres.

Raonic, qui a été ennuyé par diverses blessures en 2017, a tout l’air d’un membre de l’élite mondiale lorsqu’il affiche une telle forme.

«Je pense que c’est un message clair qu’il vient de passer, parce qu’on s’est quand même questionné sur son niveau de jeu dans les derniers mois, a rappelé l’ancienne joueuse professionnelle. Il a été le premier à avouer au début de son retour que son conditionnement physique n’était peut-être pas à la hauteur. Depuis, il a travaillé très fort, ça paraît. Il en récolte les fruits.»

Affronter sa copie

La 32e raquette mondiale devra maintenant en découdre avec l’Américain John Isner, lui aussi un puissant serveur.

Voilà un bon test pour Raonic, qui devra en quelque sorte goûter à sa propre médecine.

«Le plus opportuniste va l’emporter, a prédit Tétreault. Un, deux ou trois petits points pourraient faire la différence. Ils devront être disciplinés et patients parce que c’est frustrant de jouer contre Raonic et frustrant de jouer contre Isner. Ils sont habitués à posséder le gros service qui ne donne pas de rythme à l’adversaire.»

Si le Canadien relève le défi, il pourrait croiser dans sa route le maître suisse. Rien de moins.

«S’il devait affronter Roger Federer en demi-finale, il n’aurait absolument rien à perdre. Pourquoi pas? Il a le style de jeu de toute façon pour embêter les meilleurs avec un service comme celui qu’on a vu aujourd’hui dans son match de 4e tour.»