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Crédit : AFP

Canadiens

Alexandre Grenier conscient de la chance qu’il a de rejoindre le Rocket

Raphaël Guillemette / TVA Sports

Publié | Mis à jour

Depuis qu’il a enfilé l’uniforme des Remparts de Québec dans les rangs juniors, l’attaquant québécois Alexandre Grenier n’a plus connu la frénésie d’évoluer régulièrement devant ses proches. La dernière occasion remonte à 2011. Ainsi l’ont voulu les aléas du hockey professionnel, mais tout cela changera à l’automne.

C’est que le natif de Laval, titulaire d’un contrat d’une saison, aura la chance d’évoluer pour la formation professionnelle de son patelin, le Rocket, filiale des Canadiens de Montréal.

« C’est tout le temps fun de pouvoir revenir à la maison, révèle-t-il d’emblée en entrevue téléphonique. Être capable de jouer devant ta famille, tes proches et tes amis, je pense que c’est quelque chose que tout le monde rêve de faire. »

Lorsque le Tricolore a annoncé qu’il allait déménager son club-école à quelques minutes au nord de la métropole pour le début de la saison 2017-2018, l’ancien choix de troisième tour des Canucks de Vancouver avoue ne pas avoir entrevu la possibilité de rentrer chez lui, du moins jusqu’à ce que Marc Bergevin ne contacte son agent cet été.

« C’est quelque chose d’assez spécial pour nous [Québécois], et c’est aujourd’hui faisable. Ça m’a tout le temps joué un peu dans la tête [...] Le fait que l’option se soit présentée, c’est certain que j’ai sauté dessus », ajoute celui qui aura 27 ans en septembre prochain.

À défaut de garnir sa formation d’un joueur de centre de premier plan, le directeur général des Canadiens a tout de même fait honneur à l’une de ses promesses dès l’ouverture du marché des joueurs autonomes, dimanche, en s’accolant les services de nombreux Québécois dont le colosse de 6’5 pieds et 200 livres.

« Je ne pensais pas forcément signer à Laval. En fait, je ne savais pas exactement [où] je m’en allais, laisse-t-il tomber. Dans la business du hockey, on ne sait jamais ce qui peut arriver [...] Je suis content d’être à Laval, je vais me concentrer sur mon année parce que la prochaine est encore très loin », résume-t-il, conscient de l’opportunité qui s’est présentée à lui.

Promesse tenue

À l’occasion de la fête du Canada, le grand patron du Tricolore a consenti des ententes valides pour la Ligue américaine à 10 anciens de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, dont 7 Québécois. Du nombre, on compte trois joueurs natifs de Laval en Grenier, le défenseur Maxim Lamarche ainsi que l’attaquant Phélix Martineau.

« Je pense que tout ça a rapport avec les Canadiens également. Ils essaient de démontrer qu’ils font un effort, qu’ils veulent ramener des jeunes, qu’ils veulent nous aider à montrer ce qu’on est capable de faire. Je ne pense pas qu’il y ait meilleure place que Laval pour le faire dans la Ligue américaine! »

Alexandre Grenier célèbre un but avec les Remparts
Crédit photo : SIMON CLARK / JOURNAL DE QUEBEC

Grenier, qui a longtemps endossé l’uniforme des Comets d’Utica dans la Ligue américaine, ne sera pas en territoire inconnu en octobre. En plus de retrouver ses proches, le gentil géant renouera également le défenseur Ryan Culkin avec qui il a évolué chez les Remparts, ainsi qu’Alex Belzile qu’il a affronté alors que ce dernier défendait les couleurs de l’Océanic de Rimouski dans le circuit Courteau.

« On a tous quelque chose à amener, on a quelque chose à prouver et je pense que de se retrouver, ça ne peut que profiter à tout le monde », analyse Grenier, qui aura également l'opportunité d’évoluer aux côtés de Michael Chaput, un autre coéquipier avec lequel il s’est développé «une belle chimie au cours des saisons» dans le comté d’Oneida, dans l’État de New York.

Impressionné par la qualité des installations dont bénéficie le Rocket de Laval, Alexandre Grenier se réjouit aussi «d’avoir le Canadien qui nous traite comme des athlètes de la Ligue nationale. Je ne pourrais pas vraiment demander mieux» !

Un entraîneur de qualité

Un vétéran de la Ligue américaine, Grenier est aussi conscient du rôle qui l’attend à Laval. Son nouvel entraîneur, le Québécois Joël Bouchard que le Canadien a appâté de l’Armada de Blainville-Boisbriand au début de l’été, le considère comme l’un des mentors à disposition pour les plus jeunes.

« Ce sera à moi de montrer aux jeunes la bonne voie comme je l’avais fait à Springfield (LAH) avec Samuel Montembeault et François Beauchemin, rend compte celui qui compte 349 parties d’expérience dans la Ligue américaine.

« Juste de pouvoir suivre Joël [à Laval], j’ai vraiment hâte de pouvoir travailler pour lui et de voir les résultats que ça va amener. Je pense que c’est un gars qui est fair, il est capable de sortir le meilleur de tout le monde, vétéran ou jeune », résume Grenier qui a connu l’entraîneur alors qu’il évoluait dans les rangs juniors.

Après deux saisons passées au niveau Junior AAA, le Québécois était parvenu à se démarquer au point de disputer une première saison dans la LHJMQ sous les ordres de Patrick Roy. L'année suivante, il avait fait ses bagages pour Halifax où sa production offensive a explosé à un rythme d'un point par rencontre aux côtés de Nathan MacKinnon qui fait aujourd'hui figure de vedette de l'Avalanche du Colorado.

Employé pour la saison prochaine, nul besoin de préciser que le Québécois salive déjà à l’idée de prolonger, sans la promesse d'une rencontre dans la grande ligue.

« Si je pouvais rester à Laval pour les prochaines années, j’en serais très content. »