Flyers vs Canadiens

Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Canadiens

«Ça ne fonctionnait plus» - Brisson

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Dieu sait ce qui est exactement arrivé pour que Max Pacioretty décide de changer d’agent en plein repêchage. Selon Pat Brisson, le dénouement fait toutefois l’affaire des deux parties et il n’y a pas de ressentiment entre lui et son ancien client.

Pacioretty, rappelons-le, est maintenant représenté par Allan Walsh, du groupe Octagon.

«Je pense que c’était réciproque, a indiqué l'influent agent québécois lors d'une entrevue téléphonique accordée à TVA Sports. Nous avons travaillé ensemble pendant trois ans. Des fois, ce sont des changements d’air. Nous nous sommes parlés au repêchage et nous avons décidé tous les deux d’aller dans cette direction-là. J’ai beaucoup de respect pour Max et il était temps que je parte dans une autre direction aussi.»

Plusieurs rumeurs ont fait surface dans les derniers jours concernant le capitaine du CH. Des discussions qui n'auraient pas abouti avec les Kings, un échange à trois équipes qui aurait été sur la table... Il est difficile de voir clair dans toutes ces informations.

Au bout du compte, Pacioretty et Brisson s'entendaient certainement sur une chose : il était temps de mettre fin à la collaboration.

«Ça fait 27 ans que je fais ça, j’ai de gros dossiers aussi. Je respecte ce que je fais et à moment donné, les choses ne vont pas nécessairement comme prévu des deux côtés. Je lui souhaite bonne chance.

«Les deux, nous nous sommes parlés et nous étions sur la même page, ça ne fonctionnait plus. Moi, ça fait mon affaire autant que ça fait son affaire. C’est tout simplement ça. C’est correct.»

Tavares : une décision difficile

L’homme qui pilote le volet hockey de l'agence CAA vient de conclure un gros dossier. Si vous ne le saviez pas déjà, John Tavares a paraphé une entente de sept ans évaluée à 11 millions $ par année avec les Maple Leafs de Toronto.

Tavares, un Ontarien, réalise un rêve de gamin en rejoignant l'équipe de son patelin - il vient de Mississauga, une ville en banlieu de Toronto. Cela dit, la réflexion n'en a pas moins été difficile.

«Finalement, John a pris la décision avec laquelle il se sentait le mieux. Ça n’a pas été facile par contre de partir de Long Island. Il a passé quand même neuf ans là-bas. Il était émotif et on pouvait le sentir aussi durant la conférence de presse.»

Six équipes ont mené leur opération de séduction dans les bureaux de CAA Hockey à Los Angeles au cours de la semaine. C’est à partir de jeudi que Brisson a commencé à percevoir une préférence pour la formation de la Ville Reine chez son client.

«J’ai senti qu’il penchait vers ça. [Ensuite], on a eu une discussion vendredi soir. J’ai commencé à parler sérieusement avec les Maple Leafs samedi matin. Vendredi soir, c’est là que c’est devenu pas mal plus sérieux.»

Les Islanders de New York ont sans doute vécu une déception très vive lorsqu’ils ont perdu leur capitaine sélectionné au tout premier rang de l’encan de 2009, et ce, sans même recevoir des miettes en retour. N’empêche qu'ils ont montré de la classe.

«Je pense que Lou Lamoriello, qui est là depuis un mois, a fait un excellent travail. J’ai parlé à Lou à tous les jours, peut-être deux, trois fois par jour. On a eu plusieurs rencontres. Lorsque c’était clair que John partait, ils [les Islanders] ont été déçus, ils ont été très professionnels. Ils ont très bien géré les choses. C’est une "business".»