SPO-STEVE BOSSÉ

Crédit : Sébastien St-Jean / Agence QMI

Boxe

Se battre à armes égales

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La nouvelle sur l’enquête de la Sûreté du Québec sur les activités des promoteurs du combat entre Jean Pascal et Steve Bossé a fait du bruit dans le milieu des sports de combat. Plusieurs intervenants ont applaudi les actions posées par les autorités dans ce dossier.

Comme l’a rapporté le chroniqueur Réjean Tremblay dans l’édition de vendredi, un rapport préliminaire de la police a été déposé à la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec (RACJQ) dans les derniers jours. Les hauts dirigeants de l’organisme ont reçu la confirmation qu’ils recevront un complément d’enquête sous peu.

Le promoteur de l’événement a toujours été Yvon Michel. Par contre, la police souhaitait vérifier si le gérant de Steve Bossé, Daniel Fontaine, jouait un rôle de promoteur associé dans l’organisation du gala qui a été reporté au 20 juillet jeudi.

Quelques combattants ont mentionné qu’ils avaient été approchés par Fontaine pour monter sur le ring dans le gala de GYM. Cependant, Fontaine a eu des démêlés avec la justice en 2016 pour des histoires de trafic de stéroïdes et de stupéfiants.

Le patron d’Eye of the Tiger Management Camille Estephan félicite les efforts déployés par les autorités dans ce dossier.

«On travaille fort pour se dissocier de cette image qui colle aux sports de combat depuis la nuit des temps», a-t-il indiqué lorsque joint par Le Journal de Montréal vendredi. Nous voulons un sport propre et sommes donc contents de l’enquête menée par la SQ.

«Nos athlètes travaillent extrêmement fort pour se rendre au sommet et obtenir le soutien des partisans québécois, mais aussi des entreprises locales et nationales. C’est le genre d’image qui peut faire mal à leur carrière.»

Bonne nouvelle

Du côté des arts martiaux mixtes, le patron de TKO MMA, Stéphane Patry, est heureux de voir que les autorités n’ont pas hésité à intervenir auprès de GYM.

«C’est une bonne nouvelle. Ça me soulage de voir que la police empêche des gens mal intentionnés d’infiltrer les sports de combat, a-t-il mentionné. Que ce soit mes employés ou mes combattants, on fait nos devoirs afin qu’ils ne soient pas liés au crime organisé.

«Lorsqu’on fait la promotion d’un athlète, on veut éviter qu’une histoire de voies de fait ou autre nous explose au visage quelques jours avant un gala. J’ai appris de mes erreurs du passé.»

Même si la clientèle des deux sports est différente, il existe une certaine rivalité entre la boxe et les arts martiaux mixtes.

«Avec cette enquête, ça m’assure que je vais pouvoir travailler à armes égales avec tous les promoteurs de boxe ou d’AMM, a précisé Patry. La compétition ne me dérange pas pourvu qu’elle soit saine et légale.»