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«La possibilité d'échanger le choix no 3 est très mince» - Bergevin

Agence QMI / Jonathan Bernier 

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En raison de l’atroce saison qu’a connue son équipe et du fait qu’il en sera à son septième week-end de repêchage, la séance de sélection qui s’amorce vendredi apparaît cruciale pour Marc Bergevin. Pourtant, le directeur général du Tricolore ne le voit pas ainsi.

«Je dirais plutôt que c’est excitant pour nous et les partisans», a-t-il lancé devant la meute de médias venus à sa rencontre dans un chic hôtel de Dallas.

Excitant, parce que le Tricolore s’est rarement retrouvé avec le gros bout du bâton.

En comptant le troisième choix au total, Bergevin et Trevor Timmins détiennent cinq des 62 premiers droits de parole de l’encan. Du jamais vu en 30 ans, à une époque où la LNH ne comptait que 21 formations

En 1987, le Canadien avait repêché Andrew Cassels (17e), John LeClair (33e), Éric Desjardins (38e), Mathieu Schneider (44e) et François Gravel (58e). Inutile de dire que Serge Savard avait misé juste.

Un joueur-clé au troisième rang

Avec le troisième droit de parole au total, le Canadien court la chance de mettre la main sur un joueur de concession, capable d’aider l’équipe pendant de nombreuses saisons. Pas question de passer à côté.

«Je serais très, très surpris qu’on échange ce choix-là, a soutenu Bergevin. Dans le passé, des joueurs-clés ont été choisis tôt au repêchage, alors on envisage d’aller chercher un bon joueur-clé. Ce sera important pour l’avenir de l’organisation.»

D’ailleurs, l’histoire démontre que l’équipe qui a accepté de reculer au repêchage, que ce soit pour une simple inversion de choix ou pour faire l’acquisition d’un joueur d’impact, est rarement sortie gagnante de ce troc.

Atouts au deuxième tour

Bien qu’il ait assuré qu’il n’échangerait pas son choix de premier tour, le troisième au total, Bergevin n’a pas caché avoir discuté avec quelques-uns de ses homologues.

«Chaque année, lorsque tout le monde arrive au repêchage, le lundi et le mardi, il commence à y avoir plus de discussions. Mais souvent, il ne se passe rien. Ce sont seulement des pourparlers.»

Toutefois, le directeur général du Canadien n’est pas du tout fermé à l’idée d’utiliser quelques-uns de ses choix de deuxième tour pour obtenir un deuxième choix de première ronde.

«C’est une bonne possibilité. On va écouter. En raison de nos quatre choix de deuxième ronde, on va recevoir beaucoup d’appels. On va voir ce qui est disponible. On va voir si un joueur glisse, si on pense qu’on doit aller le chercher et si l’équipe veut reculer. C’est certain qu’on va être très occupé demain et samedi.»

Un œil sur le Québec, mais...

Par ailleurs, il semble que le talent offert par la LHJMQ sera l’un des plus étendus des dernières années.

Le fait qu’il détienne quatre choix de deuxième tour est loin de garantir que Bergevin tendra une perche du côté d’un produit local.

«Le talent québécois, c’est toujours important. On y porte beaucoup d’attention et ça ne changera pas. Mais à la fin de la journée, on va prendre les meilleurs joueurs disponibles à long terme pour l’organisation», a-t-il martelé.

Rappelons que le Canadien n’a choisi aucun joueur québécois lors des deux derniers repêchages.

Voyez le point de presse intégral de Marc Bergevin dans la vidéo ci-dessous.

Marc Bergevin s’adresse aux médias à la veille du repêchage - TVA Sports