Boxe

Simon Kean d’un calme exemplaire à deux jours du combat

Agence QMI 

Publié | Mis à jour

Les conférences de presse chez les poids lourds ont toujours eu une saveur particulière. Les promoteurs et les entraîneurs craignent toujours les débordements alors que les boxeurs sont impatients d’en découdre. Celle de Simon Kean et d’Adam Braidwood, présentée jeudi à l’Espace Shawinigan, s’est déroulée dans le calme et le respect.

Les deux hommes se sont échangé quelques mots et des sourires durant l’événement qui a duré une trentaine de minutes. Le moment fort a été la remise d’un ourson en peluche à Braidwood. C’est devenu une tradition pour Kean depuis quelques combats.

Braidwood a reçu son cadeau avec un large sourire. Il l’a remercié tout en mentionnant qu’il n’était pas nerveux à l’idée de croiser le fer avec lui. Par contre, le protégé d’Eye of the Tiger Management (EOTM) a remporté la joute verbale de cette conférence de presse.

Il a été solide et articulé. Le Québécois s’est adressé à son opposant sans tomber dans les insultes gratuites. Il a réussi à faire passer son message.

«Mon défunt père m’a toujours dit de frapper en premier et c’est ce que j’ai l’intention de faire, a mentionné Kean pendant son allocution. Je suis stressé, j’ai peur et je sais que ce sera difficile.

«Toutefois, lorsque je vais me présenter dans le ring, je n’aurai pas le sourire au visage, mais je l’aurai à l’intérieur de moi.»

Le colosse de 6 pieds 5 pouces et 238 lb en a ajouté une couche en regardant Braidwood.

«À la force que je vais le frapper, il ne comprendra pas ce qui se passe, a souligné Kean. Je sais que ses parents vont assister au combat. À un certain moment donné, il va vouloir aller se cacher derrière sa maman et retourner dans son ventre.»

Son entraîneur Jimmy Boisvert a été plus direct dans sa prédiction.

«On a fini avec les médias sociaux et on arrive enfin au combat dans le ring, a-t-il expliqué. Que ce soit au premier ou au 10e round, notre ami (Braidwood) va finir sur le dos.»

Le Wilder-Joshua du Canada?

Le choc Kean-Braidwood est l’un des combats les plus attendus chez les lourds au cours des dernières années. Braidwood y a même été d’une comparaison boiteuse quant à l’importance de son duel de samedi soir.

«Je crois que c’est un peu le choc Joshua-Wilder du Canada, a-t-il mentionné. Wilder est un cogneur comme moi alors que Joshua est un Olympien comme Simon.

«Je prévois des feux d’artifice et je n’ai pas l’intention de courir. Je serai là pour me battre.»

Son entraîneur Rich Le Stage est bien au courant que son poulain devra imposer son rythme dès les premières minutes du combat pour avoir une chance de l’emporter. C’est l’une des faiblesses qu’il a décelées chez Kean.

«On a vu plusieurs choses que l’on pourra exploiter, a-t-il souligné. Ce combat arrive au bon moment pour Adam. J’aimerais bien qu’il prenne le contrôle du combat assez rapidement et Kean va réaliser qu’il n’affronte pas un Mexicain qui n’est pas en forme.

«Adam n’est pas nerveux. Je crois que je ne l’ai jamais vu aussi détendu avant un combat. Il est prêt et il a hâte de se battre.»