Boxe

Le même Adam Braidwood que sur un terrain de football

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Adam Braidwood a toujours été extrême dans toutes les sphères de sa vie. Selon un ancien coéquipier chez les Eskimos d’Edmonton, le boxeur est une copie conforme du joueur de football intense qu’il était.

A.J. Gass, un ancien joueur étoile de la LCF, a un lien spécial avec le prochain adversaire de Simon Kean. Il avait accueilli Braidwood dans le sous-sol de sa maison durant son année recrue dans le circuit canadien, en 2006.

«Je trouvais que c’était une bonne idée parce qu’on avait les mêmes heures de travail et un rythme de vie similaire, a raconté Gass lorsque joint en Californie par ’’Le Journal de Montréal’’. Adam avait été ma recrue préférée.

«Il jouait avec intensité chaque fois qu’il mettait les pieds sur le terrain. Il n’avait qu’une vitesse et c’était la plus élevée. Il ne prenait jamais de pauses. Il avait aussi une fougue à l’intérieur de lui qui lui permettait de repousser ses limites.»

Les problèmes sont survenus à compter de sa troisième campagne avec les Eskimos. Braidwood a raté la saison 2008 en raison d’une blessure importante à un genou. Puis, en raison de complications après la première opération, Braidwood a dû passer à nouveau sous le bistouri l’année suivante. Une autre saison à la poubelle pour celui qui occupait le poste d’ailier défensif.

«Son plus gros problème n’était pas sa blessure, mais bien la pression de performer, a affirmé Gass. Il s’en mettait beaucoup sur les épaules parce que ça faisait partie de sa personnalité. Il avait toujours des objectifs élevés envers lui-même.

«Lorsque j’ai été mis au courant de ses problèmes personnels, j’ai eu des regrets. J’aurais peut-être pu mieux le guider durant ses moments difficiles afin qu’il évite les pièges dans lesquels il est tombé.»

Gass est heureux de voir que Braidwood a réussi à se sortir du pétrin pour se concentrer sur la boxe.

«Je ne suis pas surpris qu’il s’en soit sorti, a mentionné Gass. Il a touché le fond du baril, mais je savais qu’il avait assez de fougue et de détermination pour surmonter ces embûches.

«Pour ce qui est de la boxe, c’est le même Adam que je voyais sur le terrain de football. C’est une brute.»

L’histoire derrière le surnom

Braidwood a hérité du surnom de «The Boogeyman» à son arrivée à Edmonton.

«C’est moi qui lui ai trouvé ce surnom, et ça lui va parfaitement, s’est rappelé Gass. Il demeurait dans le sous-sol de ma maison et il était toujours en train de brasser quelque chose. Il était un oiseau de nuit.

«Il perdait ses clés sur une base régulière. Il cognait souvent à ma porte ou ma fenêtre pour qu’il puisse entrer chez lui.»