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Coupe du Monde 2018

Le Maroc, «pas une petite équipe»

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Publié | Mis à jour

Le Maroc «n'est pas une petite équipe», a estimé jeudi le sélectionneur Hervé Renard avant le premier match du Mondial-2018, contre l'Iran, vendredi à Saint-Pétersbourg.

«C'est un pays à respecter», a ensuite abondé le capitaine Mehdi Benatia également présent en conférence de presse.

Premier Mondial en vingt ans

Benatia: «C'est quelque chose d'extraordinaire, comme un rêve qui se réalise. (...) On a envie de faire plaisir à tous les Marocains. Ca va être une fête. C'était très long surtout pour un pays comme le nôtre, avec un peuple passionné de foot. On est conscient de notre chance, de nos qualités, on veut aller le plus loin possible. (...) On veut montrer de quoi on est capable. Les jeunes ont beaucoup à démontrer, cette compétition peut être un tremplin pour eux.»

Le Maroc, petit du groupe?

Renard: «Pour nous l'équation est assez simple. On a trois équipes qui nous sont supérieures au classement Fifa. On a préparé le match contre l'Iran comme on préparera les matches contre l'Espagne et le Portugal. Celui-ci n'a pas plus de valeur, il rapporte aussi trois points. On joue deux gros ogres après, mais celui-ci est le premier.»

Sur le difficile parcours pour arriver en Russie

Renard: «J'ai commencé il y a une vingtaine d'années au moment où le Maroc participait à sa dernière Coupe du monde. Je suis parti de quatrième division. On travaille, on a parfois des échecs, parfois des réussites. On fait tout pour atteindre ses rêves. Aujourd'hui c'en est un. Il faut avoir confiance en son groupe et en soi-même.»

Benatia: «Tout n'a pas été facile pour beaucoup d'entre nous. Mais à la fin d'une carrière, tu as ce que tu mérites. Que ce soit moi ou le coach, on ne nous a jamais rien donné. On veut montrer qu'on est un pays à respecter.»

Un plan anti Sardar Azmoun?

Renard: «Ce n'est pas la première fois que l'on affronte un grand attaquant. Pendant les qualifications, on a eu Gervinho et Aubameyang. Sur le continent africain, on a des gros matches. (...) L'Iran possède un milieu de terrain avec des joueurs de grande qualité technique et trois attaquants de haut niveau, capables de se projeter très vite, avec un avant-centre dangereux (Azmoun, NDLR) dans les airs, avec une très bonne touche de balle et qui marque beaucoup de buts. Mais on n'est pas une petite équipe, on vient avec nos forces et nos qualités.»

Benatia: «On a été très difficile à jouer ces dernières années. On va continuer comme ça. Il n'y a pas de plan spécial contre Azmoun.»

Détente

Renard: «On a la chance d'être ici --beaucoup n'y sont pas--, avec d'énormes équipes, un coach demain qui disputera sa quatrième Coupe du monde (Carlos Queiroz, NDLR). J'arrive sur la pointe des pieds. Mais on n'est pas venus là pour prendre des photos des monuments de Saint-Pétersbourg, on est là car on est des compétiteurs.»

Benatia: «On a groupe très jeune. On aime bien s'amuser. Après, on est sérieux pendant les entraînements. Les jeunes n'ont pas de pression à avoir. S'il doit y avoir un pression, c'est sur nous les anciens, comme moi qui dispute sans doute ma dernière Coupe du monde. On sent que ça monte.»

Sur la relation compliquée avec son attaquant Hakim Ziyech

Renard: «Il a le talent. Nous avons eu nos problèmes, mais maintenant nous nous comprenons. Pour un entraîneur, c'est fantastique de disposer d'un joueur comme ça. Peu de joueurs ont ce talent. En un mot, c'est un joueur fantastique.»