Europe

Montréal à trois ans de la Coupe du monde

Montréal à trois ans de la Coupe du monde

Fréderic Lord

Publié 13 juin
Mis à jour 13 juin

«Y aura-t-il des matchs de Coupe du Monde à Montréal?»

On ne cesse de me poser cette question depuis l’annonce de la FIFA en vue de la Coupe du monde 2026.

Assurément, dix matchs de la compétition seront joués au Canada. Trois villes canadiennes sont en lice pour accueillir ceux-ci. Montréal, Toronto et Edmonton.

Mais comme le dossier de candidature contenait 23 villes prêtes à s’engager des rencontres et que seulement 16 stades seront nécessaires, certains amateurs risquent d’être déçus.

Pour y être, Montréal devra offrir des garanties d’ici 2021, moment où sera arrêté le choix des 16 stades/villes de l’événement par le comité organisateur et la FIFA.

On aura beau vanter le côté multiculturel, la passion, le fait français, le sourire de la mairesse, à ce point-ci, plus qu’une chose ne compte pour la candidature de la métropole québécoise : le Stade olympique.

Éternel mal-aimé, le Stade devra être rénové de façon substantielle.

Avant même de parler des estrades et du terrain sur lequel on devra dérouler un tapis de « gazon non synthétique», il faudra parler du toit. Dans l’histoire, cette conversation a dérapé plus d’une fois.

À ce moment, on sait que le processus de remplacement s’est enclenché. Déjà, les différents paliers de gouvernement ont donné le feu vert. La RIO entrera en appel d’offres sous peu et devrait signer le contrat en vue des travaux... en 2021.

Assistera-t-on à un bras de fer d’ici là? Pessimiste, taisez-vous pour le moment. Le Stade a déjà reçu une évaluation très favorable de la part de la FIFA, même meilleure que le BMO Field de Toronto.

En somme, on anticipe que deux villes canadiennes devraient prendre part à la compétition en 2026. Ça voudrait donc dire 5 matchs par ville et la possibilité d’y voir jouer des huitièmes, voire même un quart de finale.

Finalement, est-ce que l’aspect géographique jouera dans le choix des stades de la compétition. Comme on peut le voir sur la carte ci-dessous, plusieurs options se profilent sur la côte ouest-américaine. Est-ce qu’Edmonton devient à ce moment plus attrayant? Le groupe responsable de la candidature montréalaise à trois ans pour en prendre la mesure.