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Le Stade olympique devra avoir une toiture démontable

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La Régie des installations olympiques (RIO) devra installer un toit démontable pour le Stade olympique si Montréal souhaite obtenir des matchs de la Coupe du monde de soccer en 2026, organisée conjointement par le Canada, les États-Unis et le Mexique.

«Dans le dossier d’affaires final [de la reconstruction du toit du Stade], c’est inscrit qu’on doit regarder la possibilité d’enlever [...] une portion [du toit] pour que ce soit à ciel ouvert. Alors, c’est quelque chose qui sera évalué», a expliqué la ministre du Tourisme, Julie Boulet, lors d’une mêlée de presse.

La ministre estime le coût de reconstruction du toit à quelque 250 millions $, mais ne sait pas combien l’ajout d’une option pour le démonter, partiellement ou complètement, pourrait coûter de plus aux contribuables québécois.

«On va aller voir la faisabilité, si c’est complexe, et combien ça coûte», a précisé Mme Boulet.

La question du toit n’est pas le seul aspect du stade qui devra invariablement faire l’objet de réfections importantes. La sonorisation et l’éclairage à l’intérieur de la structure devront également être améliorés.

Montréal en bonne posture

Selon la Régie des installations olympiques (RIO), Montréal a de bonnes chances d’obtenir des matchs de la Coupe du monde, notamment grâce au Stade, qui est le plus grand amphithéâtre au pays.

La FIFA a conféré une note d’évaluation technique de 4,2 à l’œuvre de Roger Taillibert, soit à égalité avec le stade du Commonwealth d’Edmonton, mais devant le stade BMO de Toronto. L’Ontario et l’Alberta sont d’ailleurs les deux autres provinces en lice pour se partager les 10 duels qui auront lieu au Canada.

La RIO refuse de s’avancer sur le coût éventuel d’une toiture démontable, et reconnaît qu’elle pourrait devoir s’engager à la construire sans même savoir si Montréal recevra des matchs du Mondial.

Quant aux coûts liés à l’événement comme tel, la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec devraient s’engager à payer 30 millions $ chacun, a indiqué la ministre Boulet, tandis que le gouvernement fédéral débourserait 125 millions $.

Les retombées économiques pour Montréal seraient de l’ordre de 235 millions $, a ajouté la ministre.

La décision de la FIFA quant aux villes canadiennes qui accueilleront la compétition sera prise en 2021.

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