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F1

Marcus Ericsson veut plus de reconnaissance

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Après deux années de misère, Sauber est de retour dans la lutte pour les points en 2018 et Marcus Ericsson espère que ces résultats permettront à l’équipe de se débarrasser de son étiquette d’écurie de fond de peloton.

Le pilote de la voiture numéro 9 ne manque pas d’arguments: son coéquipier Charles Leclerc et lui ont réussi quatre top 10 en sept épreuves cette saison, soit un de plus qu’au cours des deux campagnes précédentes.

Ericsson a lui-même mis fin à une disette de deux ans et demi sans point avec une neuvième position au Bahreïn, tandis que Leclerc a été l’auteur d’une excellente sixième place à Bakou.

«Les gens voient Sauber comme une écurie de fond de grille, a dénoncé Ericsson. Je crois que nous avons prouvé cette année que nous sommes en milieu de peloton et que nous pouvons nous battre pour des points. C’est ce que nous voulons.»

«Bien sûr, il faut voir les choses de cette façon également au sein de l’équipe, mais de l’extérieur, je crois que nous méritons plus de crédit avec le début de la saison que nous connaissons», a ensuite martelé le Suédois.

Une course au développement

Ayant signé un partenariat commercial de plusieurs années avec Alfa Romeo cet hiver, l’organisation suisse a renforcé ses liens avec Ferrari. Un atout de taille dans la lutte effrénée au développement.

«C’est une bataille de tous les instants, a reconnu Ericsson. C’est une véritable course au développement. Nous apportons des modifications lors de chaque épreuve et il faut continuer sur cette voie dans le but de battre le plus d’équipe possible.»

Disputant une cinquième campagne en Formule 1, une quatrième avec Sauber, le pilote de 27 ans s’est mesuré à de nombreux coéquipiers. Cette année, Leclerc, un Monégasque issu de l’Académie des pilotes Ferrari, pourrait lui causer quelques maux de tête.

«C’est normal de se comparer à son coéquipier. J’ai été plus fort que lui en début de saison et il a pris l’ascendant lors des dernières courses. L’avantage passe d’un côté à l’autre. Charles est très talentueux et c’est également une bonne personne. Je crois que ce sera une bonne bataille toute l’année.»

«Je veux évidemment le battre, mais la priorité est de travailler ensemble pour faire avancer l’équipe.»