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Les Bleus finissent sur un nul

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La France a conclu sa préparation pour la Coupe du monde par un nul face aux Etats-unis (1-1), samedi à Lyon, dans un match de préparation où Pogba, critiqué durant la semaine, a relevé la tête.

Les Bleus s'envolent ce dimanche pour Moscou, d'où ils rallieront en soirée leur camp de base d'Istra, dans la périphérie de la capitale russe, l'esprit tourné vers le rendez-vous inaugural en Coupe du monde face à l'Australie, le 16 juin à Kazan.

Vendredi, Didier Deschamps s'était souvenu avec le sourire du dernier match des Bleus dans la capitale des Gaules, lorsqu'il s'était époumoné à la mi-temps. Ils étaient menés 1-0 à la pause (avant de gagner 2-1, contre l'Irlande en 8e de finale de l'Euro-2016) : comme ce samedi. Ce qui pouvait sembler incongru, sinon inquiétant, au vu du pedigree des Etats-Unis, même pas qualifiés pour la Coupe du monde...

Contre les Etats-Unis, le climat était très lourd, et a peut-être eu des effets émollients sur le jeu des Français, capables de longues séquences de jeu neutre. A moins que ce soit la crainte des blessures, alors qu'elles les épargnent depuis le début de la préparation, contrairement aux pré-campagnes précédentes (trois forfaits avant le Mondial-2014 puis l'Euro-2016).

«On manquait un peu de jus. On s'est créé quand même suffisamment d'occasions pour gagner, mais ça passe par là aussi, face à une jeune équipe des Etats-Unis qui a été très généreuse, qui nous a laissé peu d'espace et qui a essayé de bien défendre», a estimé Didier Deschamps sur TF1.

Bourde Sidibé-Lloris

Et à force de ne pas matérialiser leur maîtrise sur le tableau d'affichage, ils ont été punis contre le cours du jeu en fin de première période, par un but de Green profitant d'une bourde de Sidibé et d'un angle mal bouché par Lloris (45e), un gardien qui ne transpire pas la confiance ces derniers temps...

C'était historiquement le premier but encaissé par les Bleus face aux Etats-Unis (trois victoires françaises auparavant en autant de rencontres), alors qu'ils n'étaient par ailleurs pas du tout été inquiétés défensivement, les Américains se faisant toujours naïvement piéger par le hors-jeu lors de leurs (rares) incursions dans le camp adverse.

Du jeu bleu neutre, mais tout de même entrelardé de quelques éclairs, sous l'impulsion surtout de Mbappé, finalement récompensé par l'égalisation sur un centre de Pavard (78e). Il était dans tous les bons coups offensifs, capable de transformer un ballon quelconque en situation chaude. Des frappes déviées en corner (25e, 27e), des démarrages balle au pied foudroyants... la pépite a encore fait de sacrées différences.

Griezmann en revanche s'est illustré par sa grande imprécision, sur les frappes non cadrées, les passes mal dosées. Giroud itou, auteur de déviations mal assurées et d'une simple tête dans les bras du gardien (10e). Ou quand l'attaque est dans un état désuni...

Pogba en patron

Le grand barbu a été remplacé à l'heure de jeu par Dembélé, quelques beaux raids à son actif, et quelques étourderies aussi. Et question remplaçants, l'histoire aurait pu être belle si Fekir, de retour sur sa pelouse et coincé entre Lyon et Liverpool, n'avait pas trouvé la main ferme de Steffen sur un coup franc (80e) et une frappe lointaine (90e+5).

La grande satisfaction à vrai dire se situait plus bas, ou plus haut si l'on parle stature: Pogba a rassuré en prenant le jeu à son compte, présent dans la bataille défensive, actif dans l'animation, des passes subtiles à la clef. Un match de patron, mis sur les rails par une frappe sur le poteau dès la 5e minute - la seule occasion nette des Bleus !...

«La Pioche» a relevé la tête après un France-Italie le 1er juin (3-1) qui n'était "pas son meilleur match, ça c'est sûr", dixit "DD". Avec une prestation de patron rayonnant, même sans être décisif, Pogba a mis en rapport ses déclarations revendicatrices du statut de patron et son jeu. A confirmer.