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F1

GP du Canada: pour égaler Michael Schumacher

Louis Butcher / Le Journal de Montréal

Publié | Mis à jour

Le record de sept victoires au circuit Gilles-Villeneuve, détenu par Michael Schumacher, pourrait être égalé si Lewis Hamilton accède à la première marche du podium dimanche à Montréal.

Qui plus est, le pilote britannique, quadruple champion du monde, espère aussi devenir le premier pilote de l’histoire du Grand Prix du Canada, inauguré en 1967, à le remporter quatre années de suite.

L’an dernier, Hamilton avait égalé une autre marque, et non la moindre, celle de son idole Ayrton Senna, pour le plus grand nombre de positions de tête (65) dans l’histoire de la F1.

La famille du pilote mort tragiquement le 1er mai 1994, lui avait alors offert un casque original porté par la légende brésilienne lors de la saison 1987.

Hamilton est désormais le meneur à ce chapitre puisqu’il compte maintenant 74 victoires, incluant les deux qu’il a obtenues cette saison, à Melbourne et à Barcelone.

Ricciardo, l’exception

Des pilotes actifs en F1, outre Hamilton, quatre autres ont remporté le Grand Prix du Canada à Montréal, tous à une reprise, soit Kimi Räikkönen (2005) Fernando Alonso (2006), Sebastian Vettel (2013) et Daniel Ricciardo (2014).

Ce dernier est le seul du groupe à ne pas avoir été couronné champion du monde. Et, comme Hamilton, c’est au circuit Gilles-Villeneuve que Ricciardo a signé le tout premier gain de sa carrière en F1.

Pneus hyper-tendres et records de vitesse ?

Chaussées des nouveaux pneus hyper-tendres, les F1 devraient fracasser des records à Montréal.

Pour une deuxième épreuve consécutive, Pirelli proposera aux écuries de F1 en fin de semaine l’une de ses nouvelles gommes en 2018, l’hyper-tendre, reconnue comme étant la plus performante de sa gamme, mais aussi la moins endurante.

À Monaco, sans surprise, les records de piste ont été fracassés autant en qualifications qu’en course.

Au volant de sa Red Bull, Daniel Ricciardo a battu, il y a deux semaines, et ce par plus d’une seconde, la marque que détenait Kimi Räikkönen (Ferrari) depuis l’an dernier dans les rues de la Principauté. En course, son coéquipier Max Verstappen a lui aussi roulé plus vite que Sergio Perez (Force India), auteur du meilleur tour en 2017.

Si Lewis Hamilton est devenu, depuis l’an dernier, la nouvelle référence en qualifications en parcourant le Circuit Gilles-Villeneuve en 1 min 11,459 secondes, il faut s’attendre à que ce record soit amélioré samedi, tout autant que celui en course de Rubens Barrichello (1 min 13,622), inscrit en... 2004 à bord de sa Ferrari.

Pluie (bande bleue foncée)

Ce pneumatique disperse quant à lui jusqu’à 65 litres d’eau par seconde à pleine charge, ce qui en fait la monte indispensable en cas d’averse diluvienne. La dernière évolution de cette gomme tend cependant à le rendre plus efficace et plus résistant sur une piste s’asséchant. Le travail intensif mené sur ces paramètres a permis d’en améliorer le comportement dans les conditions les plus variées.

Intermédiaire (bande verte)

L’intermédiaire est le plus versatile des produits dédiés à la pluie, évacuant jusqu’à 25 litres d’eau par seconde à haute vitesse. Il peut être chaussé sur piste humide ou partiellement sèche.

Super-dur (bande orange)

Pour Pirelli, ce pneu est une « assurance », à utiliser juste au cas où la performance des monoplaces de 2018 ne correspondrait pas aux attentes, de sorte que le but (et la probabilité) est de ne pas l’utiliser du tout. Avec chaque composé un cran plus tendre en 2018, plus un tout nouveau composé hyper-tendre qui est en fait deux crans plus tendres que l’ultra-tendre de 2017, le super-dur offre maintenant aussi un pneu à l’autre bout de la gamme.

Dur (bande bleue pâle)

Le deuxième pneu le plus robuste de la gamme Pirelli est recommandé sur les circuits appliquant les charges d’énergie les plus fortes sur les pneumatiques. Ces pistes se caractérisent plus particulièrement par leurs virages rapides et abrasifs, ainsi que les températures ambiantes élevées. Ce mélange est long à chauffer, mais offre une durabilité élevée. Un facteur essentiel pour jouer sur la stratégie et allonger ses relais en course.

Médium (bande blanche)

Il s’agit théoriquement du pneumatique le plus neutre, offrant le compromis idéal entre performance et durée de vie. Il se révèle ainsi très polyvalent, et cela vaut tout particulièrement sur les circuits présentant de longues courbes, de fortes températures et de lourdes charges d’énergie.

Tendre (bande jaune)

Cette gomme est la plus fréquemment utilisée, car elle présente un parfait équilibre entre performance et longévité. Elle sollicite en effet la vitesse plutôt que la distance, mais s’avère être une excellente solution pour les équipes tant en début de course, lorsque les monoplaces sont lourdement chargées en carburant, qu’en fin de parcours où l’on doit entreprendre un « sprint final ». Ce mélange offre ainsi la plus large plage d’utilisation.

Extra-tendre (bande rouge)

Le troisième composé le plus tendre de la gamme est idéal pour affronter les tracés lents et sinueux. Et tout particulièrement dans les conditions fraîches. La gomme extra-tendre offre une mise en température extrêmement rapide et se révèle de ce fait, bien que s’usant plus rapidement, la gomme privilégiée en qualifications. Sa fenêtre d’utilisation est par conséquent réduite, là aussi.

Ultra-tendre (bande violette)

Il est conçu pour fonctionner sur une plage d’utilisation réduite pour fonctionner dans une fenêtre réduite sur des circuits étroits et sinueux. L’ultra-tendre n’est pas le plus approprié pour les qualifications, mais il tend à le devenir grâce à un potentiel qui pourrait également lui être profitable en course.

Hyper-tendre (bande rose)

Le tout nouveau pneu hyper-tendre rose 2018 est le plus tendre et donc le plus rapide jamais fabriqué par Pirelli. Il convient à tous les circuits qui exigent un haut niveau d’adhérence, mais l’arbitrage pour cette vitesse et cette adhérence supplémentaires réside dans le fait que l’hyper-tendre a une durée de vie nettement plus courte que les autres pneus de la gamme.

Stroll fait bande à part

Sans surprise, les pilotes ont privilégié la nouvelle gomme hyper-tendre en fin de semaine à Montréal. Rappelons que le fournisseur exclusif Pirelli n’autorise que trois types de gommes par Grand Prix. Si la plupart des coéquipiers ont sélectionné la même combinaison de pneus au sein de leur écurie, certains autres ont fait des choix différents.

C’est le cas des deux porte-couleurs de Williams, Lance Stroll et Sergey Sirotkin. Le premier a opté, entre autres, pour cinq pneus super-tendres contre quatre pour le Russe. Chez Haas, les choix de Romain Grosjean (2 super-tendres) et de Kevin Magnussen (3) diffèrent aussi, tout autant que chez Sauber avec Marcus Ericsson (2) et Charles Leclerc (3).

En consultant le tableau, on remarque que Stroll fait... bande à part ! Le Montréalais est en effet l’unique pilote à avoir choisi un seul pneu ultra-tendre pour la fin de semaine et il est celui qui a aussi mis à sa disposition le plus haut total de super-tendres avec cinq.

Rappelons que le nombre de jeux de pneus pour chaussée sèche, fournis à chaque bolide durant un week-end, est maintenu cette année à 13.