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Trevor Timmins se méfie des joueurs friands de jeux vidéo

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Le directeur général adjoint des Canadiens de Montréal, Trevor Timmins, ne se cache pas pour dire qu’il se méfie des joueurs friands de jeux vidéo quand il est question de recrutement.

Responsable du repêchage chez le Tricolore, Timmins a admis en point de presse, samedi, qu’il y a lieu de s’interroger sur la condition physique des hockeyeurs consacrant de nombreuses heures à leur console de jeu préférée.

«Nous recueillons des informations sur des espoirs durant la saison et parmi celles-ci, il y a la liste de leurs loisirs de prédilection. Aussi, si les jeux vidéo s’y retrouvent, voilà un avertissement, a-t-il déclaré aux médias lors du Combine de la Ligue nationale organisé à Buffalo la semaine dernière. Plusieurs jeunes gens passent beaucoup de trop de temps sur ça; ils jouent pendant des heures le soir, n’ont pas assez de repos et de moments pour récupérer.»

Un exemple

Pour appuyer ses dires, Timmins a évoqué le cas de l’attaquant Ales Hemsky, qui avait attiré son attention il y a de nombreuses années. D’ailleurs, le patineur a finalement évolué à Montréal en 2017-2018, étant limité à sept rencontres par une commotion cérébrale.

«L’année où il a été repêché [2001], je me souviens de m’être assis avec lui. Il était écrasé au fond de sa chaise et ne ressemblait pas du tout à un athlète. Nous lui avons demandé ce qu’il faisait de son temps libre et il a répondu qu’il jouait aux jeux vidéo toute la journée et toute la soirée», a déclaré Timmins, toujours au journal montréalais.

«Cela remonte à longtemps, mais aujourd’hui, avec l’avancée de la technologie, on peut jouer en ligne et affronter nos amis, ce qui peut représenter une problématique importante, surtout si ceux-ci se trouvent en Europe ou à l’autre bout du continent. [...] Je ne dis pas que les jeux vidéo sont mauvais en soi, mais le manque de repos peut devenir un fléau», a-t-il poursuivi.