Impact

Impact: Soulagés, mais réalistes

Publié | Mis à jour

On penche entre le soulagement et la délivrance chez l’Impact de Montréal après avoir enfin mis un terme à la glissade de quatre revers consécutifs par jeu blanc.

Voyez le reportage de Jannie Potvin dans la vidéo, ci-dessus.

«Évidemment, marquer ce but qui nous échappait depuis longtemps, c’était important. Quand on a touché la barre transversale par Nacho, je me suis dit que comme la semaine d’avant, on n’avait pas de réussite. Il y a eu cette action de classe par Jeisson [Vargas] qui nous a délivrés», a noté l’entraîneur-chef Rémi Garde, qui semblait fort détendu mardi à l’entraînement.

Mais ce n’est pas parce que l’équipe a remporté une première victoire en presque un mois que tout le monde va relâcher la bride.

«Ça fait du bien, on l’attendait depuis un moment. Mais ce n’est que le début, ce n’est qu’une victoire et il faut relativiser, a avancé Saphir Taïder. Le chemin est encore long, il y a encore du travail à faire.»

Signal important

N’empêche que le fait que le Bleu-Blanc-Noir ait réduit au silence la meilleure attaque de la ligue en blanchissant le Dynamo de Houston 1-0, samedi, envoie un message positif, selon Rémi Garde.

« Ne pas avoir concédé de but contre cette équipe qui a beaucoup de talent et de puissance, c’était aussi un bon test et un signal important pour ce qu’on peut faire et doit faire pour la suite.»

Toujours selon l’entraîneur-chef, ce gain pour lequel le travail a été nécessaire pendant 90 minutes pourrait faire beaucoup de chemin sur le plan de la confiance du groupe.

«Le football, ça se joue avec de la confiance et ça ne s’achète pas, il faut la créer et créer les conditions pour et je crois qu’on a posé une première pierre.»

«Tout le monde est conscient qu’on est passé juste. Ce n’était pas une victoire éclatante, mais le blanchissage plus le but est le début de ce qui doit nous mener vers des matchs plus aboutis.»

Possession du ballon

Fait intéressant, pour une rare fois depuis le début de la saison, l’Impact a dominé la possession du ballon et Saphir Taïder y voit un lien avec la victoire.

«On a réussi à garder le ballon plus souvent que d’habitude, ce qui nous a permis de moins défendre et de moins perdre de force physique sur le terrain. La meilleure défense, c’est d’avoir la balle.»

Dans cet esprit, Rémi Garde y est allé d’une observation intéressante qui décrit la Major League Soccer (MLS) à la perfection.

«La limite entre une défaite et une victoire n’est pas si importante que ça.»

Jeisson Vargas, qui amorçait un premier match depuis le 28 avril, n’a pas fait regretter à Garde de lui avoir fait confiance en marquant son quatrième but de la saison.

L’entraîneur a fait remarquer qu’il fallait être patient avec le jeune Chilien, qui n’a que 20 ans et qui est un diamant à l’état brut.

«Il a besoin de beaucoup travailler encore parce que c’est un jeune joueur qui a assez peu de matchs. Il y a du travail et il doit s’améliorer dans son volume de jeu et dans sa capacité à répéter des efforts intenses pendant 90 minutes. Il est ouvert à ça, il a envie et c’est très intéressant.»

Garde apprécie quand même le fait que Vargas ait un sens évident du but.

«Lorsqu’il est dans les 30 derniers mètres et qu’il arrive à se mettre en position, il a une excellente frappe.»

Entrée positive

Un autre jeune s’est démarqué, soit Ken Krolicki, qui est justement entré pour remplacer Vargas à la 63e minute.

«L’entrée en jeu de Ken Krolicki a été importante parce qu’il a apporté ce qu’on le voit faire souvent dans un match, c’est-à-dire se dévouer corps et âme pour défendre sur tous les ballons», a souligné Garde.

«Il a apporté de l’énergie dont l’équipe avait besoin à ce moment-là et aussi un équilibre dans l’occupation de l’espace.»