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Les Canadiens prêts à être patients

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Même si certains joueurs sont plus prêts que d’autres de jouer dans la LNH, le directeur général adjoint des Canadiens de Montréal Trevor Timmins assure que ce ne sera pas un critère primordial dans la décision du joueur qu’ils sélectionneront avec le troisième choix au total, le 22 juin.

Timmins a répété, samedi, dans le cadre du Combine de la LNH, que le Tricolore s’engageait à sélectionner le meilleur joueur disponible. Pas celui qui pourra jouer plus rapidement dans la LNH ni celui qui comblerait un besoin évident dans l’alignement.

Si le joueur en question remplit ces deux critères, tant mieux. Pourvu qu’il soit le meilleur joueur disponible aux yeux du personnel de recrutement.

«On dit dans le milieu que le repêchage n’est pas un sprint, mais un marathon. Il y aura toujours des surprises, mais un petit pourcentage de ces joueurs évolueront dans la LNH la saison prochaine.

«Ce qui est le plus important pour nous, c’est ce que les joueurs qu’on repêche feront, pas juste l’an prochain, mais dans les années à venir, une fois qu’ils sont à pleine maturité et prêts à aider le Canadien de Montréal. On ne cherche pas une solution rapide. On veut un joueur qui va aider cette franchise à devenir un club aspirant à la coupe Stanley, année après année.»

Point de presse de Trevor Timmins - TVA Sports

Ajouter des morceaux

En plus de la troisième sélection, les Canadiens choisiront aux 35e, 38e, 56e et 61e rangs de la deuxième ronde.

Sans vouloir acquiescer à la question d’un collègue lui demandant s’il jugeait ce repêchage crucial pour le futur du département de recrutement du Tricolore, Timmins a tout de même avoué qu’il s’agira pour l’organisation d’un moyen d’ajouter de la profondeur.

La dernière fois que le Tricolore a profité d’autant de marge de manœuvre dans les deux premières rondes, c’était en 2013, lorsque l’équipe avait choisi Zachary Fucale, Jacob De la Rose et Artturi Lehkonen au deuxième tour, après avoir fait de Michael McCarron leur sélection de première ronde.

Au final, un seul de ces quatre joueurs, Lehkonen, semble avoir le potentiel de devenir un joueur important de l’organisation. Ce repêchage, pour Timmins, est d’ailleurs l’exemple parfait que le hockey a changé depuis.

«À cette époque, les équipes cherchaient à ajouter des joueurs à gros gabarit et avec des habiletés. Aujourd’hui, quel joueur a le plus de potentiel ? Lehkonen. Pourtant, il avait été notre dernier choix de deuxième ronde. Aujourd’hui, le gabarit n’est plus un problème, même à l’arrière. Qui aurait pu prédire que Victor Mete jouerait à 19 ans dans la LNH quand on l’a repêché ? Pas moi.»

Bien connaître les joueurs

Le CH a d’ailleurs opté pour une nouvelle technique cette année afin de connaître le mieux possible les joueurs admissibles.

Avec l’aide du psychologue, le Dr David Scott, ils ont développé des questionnaires faits sur mesure pour chaque joueur, permettant d’avoir un profil personnalisé de chacun des hockeyeurs rencontrés lors des entrevues.

De plus, l’organisation a invité 28 joueurs à participer à son camp d’évaluation privé, à Montréal, le 7 juin.

De ce nombre, quelques joueurs admissibles au repêchage y seront ainsi que d’autres, surtout du Québec, qui pourraient intéresser le Tricolore en tant qu’agents libres. L’équipe mettra ensuite le cap sur Stockholm pour faire de même avec 16 joueurs européens.

«Si on repêche des joueurs qu’on n’a pas interviewés ou dont on n’a pas les résultats de tests physiques et qu’on se rend compte après le repêchage qu’ils ont, par exemple, des problèmes de cœur, on aura gaspillé un choix et l’opportunité d’ajouter un élément à notre organisation», a mentionné Timmins pour expliquer la tenue de ces deux camps d’évaluation supplémentaires.