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Le premier jour du reste de la saison de l’Impact

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De mauvais augure la brouille à l’entraînement de l’Impact de Montréal?

Au contraire, croit Daniel Lovitz. Du point de vue du défenseur américain, les querelles survenues mardi pourraient marquer le redressement de la situation au sein d’une des pires équipes en Major League Soccer (MLS) cette saison.

«Je comprends de quoi cela a l’air de l’extérieur mais, en fait, cela reflète le haut de niveau de concentration que nous avons, a expliqué Lovitz en entrevue à l’émission Destination Coupe Stanley AM sur TVA Sports, mercredi. C’était une très bonne journée, je la considère comme un tournant de notre saison.»

Pas étonnant que les Ignacio Piatti, Chris Duvall et autres Raheem Edwards aient eu maille à partir au Centre Nutrilait quand l’équipe vient d’encaisser quatre revers consécutifs par blanchissage.

«Ce ne serait pas bon de regarder passer la parade avec ce que nous traversons sans passion ni envie de changer les choses. Ce qui s’est produit, c’est l’expérience des douleurs de croissance. Il faut commencer à se regarder dans le miroir, comme l’a demandé l’entraîneur-chef. Dans ces circonstances, les esprits vont s’échauffer. Sans une telle journée, tu ne te sortiras jamais de situations difficiles.»

Quant aux commentaires peu flatteurs de Rémi Garde, tenus après la défaite de 2-0 chez le Minnesota United FC samedi, Lovitz les accepte tels qu’ils sont. L’entraîneur-chef avait songé tout haut que son club «manquait de talent» et n’avait pas «une attitude de gagneurs» auprès des médias.

«C’est de ses affaires si c’est ce qu’il veut communiquer aux médias à propos de nous, a dit Lovitz. Nous sommes sur le terrain, nous ne devons nous soucier que de gagner des matchs en nous assurant que nous sommes ensemble sur la même longueur d’ondes.»

«C’est malheureux d’entendre des choses de la sorte, mais cela ne nous inquiète pas trop. S’il doit nous passer ces commentaires, il le fera de toute façon», d’ajouter l’arrière. Le moins qu’on puisse dire, c’est que Garde ne s’est pas gêné, d’ailleurs. Lors de l’entraînement, le pilote français a nettement haussé le ton. «Excuses, excuses, all the time!» a crié garde.

«S’il veut avoir une conversation avec nous, il peut. Il a été très direct avec nous et nous en avons bénéficié. »

Dixième et avant-dernier au classement de l’Association de l’Est en vertu d’un dossier de 3-10-0 bon pour une récolte de neuf points, l’Impact reçoit le Dynamo de Houston, samedi au Stade Saputo.