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Une passion de père en fils

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Il y a une sorte de magie entourant les Golden Knights de Vegas. Jamais on n’aurait osé parier sur une présence en finale de la Coupe Stanley pour cette équipe d’expansion. Dans les scénarios impossibles à prédire, il y a aussi celui qui frappe la famille Pouliot, Mario et Raphaël.

Le père et le fils partageront de grandes émotions d’ici les prochains jours. À l’enjeu, il y aura de possibles conquêtes de la coupe Memorial et de la coupe Stanley.

Dimanche soir, le Titan d’Acadie-Bathurst cherchera à gagner pour une première fois la coupe Memorial contre l’équipe hôte de ce prestigieux tournoi, les Pats de Regina.

Si Mario se retrouvera derrière le banc du Titan, Raphaël aura sa place dans les gradins avec un chandail des Golden Knights de Vegas sur le dos. Il regardera cette finale avec ses yeux de fils, mais aussi de recruteur amateur pour les Knights.

«C’est vraiment fou comme semaine, il s’agit de moments excitants, a raconté Raphaël en entrevue téléphonique au "Journal". Je suis tellement heureux pour mon père, il a consacré des heures incalculables à sa passion, le métier d’entraîneur. J’ai toujours comme image mon père qui regarde la télévision et qui recule sa cassette VHS pour voir des reprises de ses matchs. Il a eu une influence énorme sur moi au niveau personnel et au hockey. Je me réjouis d’être ici à Regina pour partager cet événement avec lui. C’est aussi une belle expérience pour moi comme recruteur.

«De prime abord, je ne pensais pas travailler sur le tournoi de la Coupe Memorial, a poursuivi le jeune recruteur de 27 ans. Mais quand mes patrons ont réalisé que mon père y serait avec le Titan, ils m’ont invité à venir. Ils trouvaient que c’était une bonne idée d’être ici pour encourager mon père et que je pourrais en profiter pour épier les joueurs. J’ai vraiment apprécié le geste de Scott Luce (directeur du recrutement amateur) et de Bob Lowes (adjoint au directeur du personnel). C’est une autre preuve que les Golden Knights forment une belle famille.»

Du bouche-à-oreille

Les Golden Knights ont engagé Pouliot au mois de septembre 2016 pour devenir recruteur pour les territoires du Québec et des Maritimes. Âgé de 25 ans seulement à cette époque, il avait attiré l’attention pour son bon travail avec les Huskies de Rouyn-Noranda comme recruteur en chef.

«Je ne connaissais personne chez les Golden Knights, ça venait du champ gauche quand j’ai appris qu’ils désiraient me rencontrer, a expliqué l’ancien ailier des Cataractes de Shawinigan, du Junior de Montréal et de l’Armada de Blainville-Boisbriand. Je sais juste qu’ils avaient entendu parler de moi et j’avais reçu de bonnes recommandations de collègues plus vieux dans la LHJMQ. J’ai participé à la belle aventure de Vegas dans un rôle de recruteur amateur. Depuis le jour un, je me concentre sur le repêchage, je n’ai pas participé au repêchage d’expansion.»

Lundi, les Golden Knights ouvriront la finale de la Coupe Stanley contre Alexander Ovechkin et les Capitals de Washington.

«Je n’ai pas besoin de le dire, mais les résultats sur la glace sont incroyables pour notre équipe, a raconté Raphaël. Nous avons surpris la planète hockey. Il n’y a pas de gros ego parmi les dirigeants de l’équipe. Même les George McPhee et Gerard Gallant sont faciles à aborder. Même si je suis jeune, j’ai droit à mon opinion et je me fais respecter de mes collègues.»

Un ancien rival de Marchessault

À ses jours dans la LHJMQ de 2009-2010 à 2011-2012, Pouliot a joué contre Jonathan Marchessault qui est aujourd’hui l’une des grandes étoiles des Golden Knights.

«Quand tu joues, tu n’as pas la même vision, a rappelé Pouliot. Je savais qu’il était bon, mais je ne pouvais pas prédire son parcours. Il a pris le chemin de gravelle, il n’y a rien eu de facile pour lui. Il a toujours continué de progresser malgré les embûches. Il est aussi l’exemple parfait pour un recruteur. Tu ne peux jamais abandonner trop rapidement sur un joueur.»