Washington Capitals v Tampa Bay Lightning - Game Seven

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La claque de novembre

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Il y a longtemps qu’on attendait les Capitals de Washington en finale de la Coupe Stanley. Avec le talent qui forme cette équipe depuis une dizaine d’années, difficile de croire qu’on ne les y a pas vus plus tôt. Autre preuve que le talent ne fait pas foi de tout.

D’ailleurs, les Capitals se dirigeaient vers une saison plutôt ordinaire à la mi-novembre. Malgré l’excellent début de saison d’Alex Ovechkin, d’Evgeny Kuznetsov et de John Carlson, les représentants de la capitale américaine peinaient à maintenir la tête au-dessus du niveau de ,500.

«Quelques joueurs se démarquaient, mais nous n’étions pas beaucoup à participer. On se contentait de suivre le courant», a raconté T.J. Oshie, au terme de l’entraînement tenu par les Capitals tout juste avant leur départ pour Las Vegas.

Après 20 matchs, les Capitals pointaient au cinquième rang de la section Métropolitaine avec une récolte de seulement 21 points. Ils venaient alors de subir trois revers à leurs cinq matchs précédents, dont deux de suite par des marques de 6-3 et 6-2.

«Les défaites à Nashville et Denver ont sonné le réveil, a déclaré Oshie. On a réalisé que si nous voulions accomplir quelque chose cette saison, nous aurions besoin de l’apport de tout le monde. À partir de ce moment, une lumière s’est allumée et tout s’est enclenché.»

Le sacrifice de chacun

Des joueurs comme Lars Eller, Tom Wilson et Andre Burakovsky ont connu la meilleure saison de leur carrière. Cependant, la contribution ne fut pas qu’offensive. Le système de jeu de Barry Trotz a été respecté et nombreux sont ceux qui n’ont pas hésité à sacrifier leur corps pour les succès de l’équipe. Ce qui n’a pas nécessairement été la marque de commerce des Capitals au fil des années.

Bref, le genre d’engagement qui peut faire une différence les soirs où l’attaque se porte moins bien. Oshie a souligné que c’est justement ce travail qui a permis à ses coéquipiers et lui de se trouver qu’à quatre gains de la coupe Stanley.

«Il y a certains soirs (au cours des séries) où nous n’étions pas à notre mieux, mais dans la majeure partie des matchs, tout le monde était impliqué. Chacun accomplissait les petites choses pour permettre aux plus grandes de se produire, a-t-il souligné. Des gars ont bloqué des tirs. D’autres se sont fait clouer le long de la rampe, mais ont réussi à sortir la rondelle de notre territoire. Il y a eu beaucoup de sacrifices de la part de chacun.»

À ce propos, Devante Smith-Pelly, qui a encaissé un boulet de canon de Ryan McDonagh derrière la tête lors du septième match de la confrontation face au Lightning, sera à son poste à l’ouverture de cette grande finale.

Une photo en guise de remerciement

Par la force des choses, ces sacrifices ont mené temporairement certains joueurs à l’infirmerie. Ce qui n’a laissé d’autre choix à Trotz que d’utiliser tout le personnel qu’il avait sous la main, incluant certaines recrues ayant passé une partie de la saison dans la Ligue américaine.

C’est en partie pour les remercier que Trotz a insisté pour que ses ouailles se fassent tirer le portrait en compagnie du trophée Prince-de-Galles, sur la glace du Amalie Arena de Tampa.

«Peut-être que ces joueurs ne joueront pas un autre match. Alors, je voulais qu’ils se sentent impliqués. Jamais nous n’aurions réalisé ce parcours sans les (Travis) Boyd, (Nathan) Walker et (Madison) Bowey. Ils ont fait tout un travail», a louangé l’entraîneur des Capitals.

Souhaitons maintenant qu’ils puissent en prendre une autre avec le gros trophée.