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Coupe Memorial

Will Bitten a préféré la rondelle au moineau

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S’il avait marché dans les traces de ses parents, fort à parier que Will Bitten aurait brillé sur les courts de badminton plutôt que sur les patinoires.

Sa mère Doris Piché, une native de LaSarre qui a longtemps frayé avec l’élite mondiale de ce sport de raquette, a défendu les couleurs du Canada aux Jeux olympiques de Barcelone (1992) et d’Atlanta (1996) en simple, double et double mixte.

Son père Michael un fils de Senneterre, ville située à l’extrémité est de l’Abitibi-Témiscamingue, a participé au double masculin à Barcelone.

«Pourquoi n’ai-je pas persévéré au badminton? J’ai souvent répondu à cette question lorsque j’étais petit», s’esclaffe Bitten, un attaquant de 19 ans des Bulldogs de Hamilton et espoir du Canadien de Montréal (3e ronde, 2016).

«J’ai pratiqué beaucoup de sports lorsque j’étais jeune; le soccer, le badminton et le hockey. J’aimais beaucoup le hockey et je suis resté accroché», image-t-il dans la langue de Molière.

«Je me considère privilégié d’avoir grandi dans une famille sportive. Ma mère est très compétitive et nous détestons perdre. Mon frère Samuel évolue chez les 67s d’Ottawa et il sera admissible à la prochaine séance de repêchage de la LNH. On sera tous à Dallas le mois prochain et j’espère qu’il sera repêché comme moi par les Canadiens.»

Âgé de 17 ans, Samuel Bitten a été semé 106e espoir parmi les patineurs américains par la Centrale de dépistage de la LNH.

Damer le pion au cousin

Will Bitten n’est pas le premier membre de la branche familiale des Piché à participer au tournoi de la Coupe Memorial.

Son cousin Sébastien Piché a défendu les couleurs des MAINEiacs de Lewiston à Vancouver en 2007, puis celles de l’Océanic à Rimouski en 2009.

«Ses équipes n’ont pas réussi à gagner le tournoi et si nous connaissons du succès, je vais m’arranger pour lui faire savoir!», émet le résident de Gloucester (banlieue d’Ottawa).

«Je retourne parfois en Abitibi. Mes grands-parents y vivaient et l’un de mes cousins s’est marié là-bas l’été dernier.»

La fin d'un chemin de croix

Après des saisons parsemées d’évènements rocambolesques (l’entraîneur des Firebirds de Flint John Gruden avait été congédié deux fois au cours de la même saison par le propriétaire de l’équipe), Bitten a trouvé la paix et le sentier de la victoire à Hamilton.

«J’ai quitté Ottawa à l’âge de 16 ans après avoir été repêché par Plymouth. Je ne savais même pas où cette ville était située aux États-Unis. Par contre, je savais que dans l’OHL, c’était la plus éloignée d’Ottawa!

«C’était difficile de quitter la maison, mais dès l’âge de 17 ans, à Flint, j’étais capitaine adjoint et j’évoluais sur le premier trio de l’équipe.

«J’en suis à ma troisième saison sous les ordres de John (Gruden). À Hamilton, nous avons gagné et j’espère terminer ma carrière junior avec la Coupe Memorial.»

Des négligés

Le scénario sera digne d’un film d’Hollywood puisque la plupart des experts avaient identifié les Greyhounds de Sault Ste. Marie comme éventuels champions de l’OHL. Hamilton les a battus en six lors de la finale.

«Personne ne nous donnait une chance de remporter la finale. Nous formons une équipe soudée et nous comptons sur quatre bons trios.»

Les Bulldogs amorceront le tournoi vendredi face aux hôtes de Regina. «Ce sera agréable de jouer dans leur aréna. Pour les recrues au sein de notre équipe, c’est cool d’avoir la chance de jouer dès ta première saison au tournoi de la Coupe Memorial.»