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Vegas ira où Fleury les mènera

Vegas ira où Fleury les mènera

Michel Godbout

Publié 17 mai
Mis à jour 17 mai

Je vous l’accorde d’emblée, Marc-André Fleury ne marque pas les buts des Golden Knights.

Mais sans lui, la finale de l'Ouest serait toujours 2 à 1.... pour les Jets!

Il fallait le voir cumuler les exploits dans ce troisième match pour constater à quel point Fleury est en état de grâce, en ce moment.

Ses coéquipiers vous diront qu’il est «dans sa zone». Pour le commun des mortels, ça veut dire que le gardien de Sorel joue au maximum de sa concentration, qu’il ne pense plus en jouant, que chaque geste est un automatisme, qu’il a des solutions à la très grande majorité des pièges que lui tendent les Jets.

Partisan des Knights ou pas, on doit reconnaître la beauté de voir un gardien au sommet de son art. Car force est d’admettre que sans les prouesses de «Flower», mercredi soir, Winnipeg aurait réussi une remontée.

En fait, après le troisième but de Vegas, les Jets ont dominé le jeu dans tous ses aspects, sauf celui de marquer. En troisième période, Winnipeg a obtenu 16 tirs, dont plus de la moitié, à mon humble avis, représentaient de véritables chances de marquer. C’était impressionnant de voir les Jets sortir toute l’artillerie lourde qu’ils possèdent (et Dieu sait qu’ils en ont), mitrailler Fleury de tous les angles possibles et de voir le gardien dévier, attraper, harponner et bloquer tout ce qu’on lui envoyait.

Les occasions ont été multiples. Les Golden Knights étaient incapable de contrôler l’assaut mené par Mark Scheifele et Blake Wheeler et à chaque fois qu’ils croyaient mériter la chance de lever les bras au ciel, Fleury tuait leurs espoirs. Il était tellement au sommet de son art, ce Fleury, qu’il s’est même permis de mettre un doigt dans l’oreille de Wheeler lors d’une mêlée devant son but. Peu de gardiens jouant si bien dans un match si important se permettraient un tel geste, de peur de briser leur concentration.

Mais pas Fleury. Pas comme il joue en ce moment.

Pas si vite pour le Conn-Smythe

Bien évidemment, Fleury possède une longueur d’avance en ce moment pour mériter le trophée Conn-Smythe, remis au meilleur joueur des séries. On pourrait même dire qu’il est le seul véritable meneur.

Sauf qu’un autre Québécois est en train de multiplier les arguments pour s’assurer que sa cause soit prise en considération : j’ai nommé Jonathan Marchessault. Avec deux buts mercredi soir pour porter son total à huit, et ses neuf mentions d’aide, le joueur dont le Lightning et les Panthers ne voulaient pas s’est monté une impressionnante fiche de 17 points en 13 matchs!

De plus, il n’y a qu’un seul de ses buts qui a été marqué en avantage numérique. Mais au-delà des points, c’est l’intensité avec laquelle il joue. Il inspire sans doute ses coéquipiers autant que Fleury. Imaginez si les Golden Knights passent en finale et que Marchessault et Fleury sont finalistes au Conn-Smythe. Même Hollywood n’y aurait pas pensé!!

Un texte de Michel Godbout