Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Alouettes

Les Alouettes amorceront dimanche leur camp d’entraînement au Parc olympique

Publié | Mis à jour

Après avoir connu une saison 2017 misérable, les Alouettes ont la chance de repartir en neuf, dimanche, avec l’ouverture de leur camp d’entraînement. Si plusieurs joueurs seront de retour, ce ne sera pas la même situation chez les entraîneurs.

C’est le début de l’ère Mike Sherman à Montréal. Il sera épaulé par ses coordonnateurs Khari Jones (attaque), Rich Stubler (défense) et Mickey Donovan (unités spéciales) qui ont tous de bonnes connaissances du football canadien.

Cependant, c’est tout un défi qui attend ce groupe. Ils doivent trouver un moyen de redonner à ce groupe ses lettres de noblesse qui sont manquantes depuis quelques saisons.

Ce sera difficile, car les autres formations de la section Est se sont améliorées depuis l’an dernier. Pour ce qui est des équipes de l’Ouest, elles seront encore dominantes. Une participation aux éliminatoires serait considérée comme un pas en avant et il faudra patienter une saison de plus avant de voir la formation montréalaise accéder à la finale de la Coupe Grey.

Un vieux disque rayé

Encore une fois, les succès des Alouettes seront étroitement liés avec ceux de l’attaque. Durant la saison morte, le directeur général Kavis Reed avait une belle occasion de mettre la main sur un quart établi dans la LCF.

Zach Collaros et James Franklin étaient disponibles, mais les Alouettes n’ont pas été en mesure de mettre le grappin sur un des deux. Reed s’est plutôt rabattu sur Josh Freeman, un pivot qui n’a pas vu beaucoup d’action au cours des deux dernières années.

Lors du minicamp en Floride, pas moins de sept quarts ont été évalués, mais aucun d’entre eux ne s’est élevé au-dessus de la mêlée. C’est inquiétant, très inquiétant. Mike Sherman a déjà indiqué qu’il annoncera le nom de son partant après les 10 premiers jours du camp.

À quoi peut-on s’attendre ? Les Alouettes miseront sur un livre de jeux simples, mais qui donnera de bons résultats s’il est bien exécuté. Ce qui signifie que la pole pourrait appartenir à Matthew Schiltz ou Antonio Pipkin. À première vue, ça peut paraître audacieux, mais les Alouettes n’ont rien à perdre.

Pour le reste, il faudra aussi surveiller la tenue de la ligne offensive qui a été malmenée la saison dernière. Elle devra être en mesure de donner du temps au jeune quart pour qu’il fasse les bonnes lectures de jeux.

Le champ-arrière sera solide avec le porteur de ballon Tyrell Sutton et la présence du centre-arrière Patrick Lavoie. Le groupe de receveurs est intéressant avec Ernest Jackson, Chris Williams et B.J. Cunningham. Il faut simplement qu’ils aient la chance d’avoir le ballon entre leurs mains.

Défensive : des questions

Au cours de la saison morte, les Alouettes ont fait quelques acquisitions intéressantes pour revamper leur défensive. Toutefois, c’est à l’extérieur du terrain qu’il y a eu plus d’action avec la démission de Khalil Carter et l’arrivée en poste de Rich Stubler la semaine dernière.

Stubler possède assez d’expérience dans la LCF pour assurer la relève et il circule dans l’environnement des Alouettes depuis un certain temps. Il aura la mission de donner une nouvelle identité à une unité qui a connu toutes sortes de difficultés en 2017.

Pour ce qui est de Carter, sa rétrogradation pour des raisons familiales soulève certaines interrogations. Ce n’est pas arrivé souvent de voir un coordonnateur défensif de lâcher son boulot avant le premier jour du camp d’entraînement. Toutefois, c’est un peu à l’image des Alouettes depuis quelques campagnes.

Calendrier pas commode

La Ligue canadienne n’a pas fait de cadeaux aux Alouettes en ce qui a trait au calendrier. Lors des cinq premiers matchs, la troupe de Sherman aura quatre duels contre les formations de la puissante section Ouest, dont trois à l’étranger. L’autre duel est contre Ottawa au Stade Percival-Molson.

Une lourde commande qui pourrait rapidement dicter l’allure de la saison 2018.