Séries 2018

Golden Knights : des sceptiques difficiles à confondre

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Ce n’est pas parce qu’ils ont atteint la finale de l’Association de l’Ouest que les Golden Knights ont fait taire leurs dénigreurs. Ils sont encore plusieurs à penser que l’équipe d’expansion ne devrait pas se retrouver au sein du carré d’as.

Ne ratez pas le troisième match de la finale de l'Ouest, égale 1-1, dès 21h ce soir sur les ondes de TVA Sports.

Voilà pourquoi Jonathan Marchessault a tenu à remettre les pendules à l’heure au terme de la victoire des siens, lundi. Un gain auquel il a grandement participé avec une contribution de deux buts.

«Je crois que nous avons démontré au monde du hockey qu’on a mérité le droit d’être ici», a-t-il lancé lors du point de presse d’après-match.

Quelques heures plus tard, alors qu’une poignée de ses coéquipiers foulait la glace du City National Arena dans le cadre d’un entraînement optionnel, l’attaquant québécois a pris le temps de revenir sur cette déclaration en compagnie du représentant du Journal.

«On n’est certainement pas la seule équipe de la LNH à vivre cette situation. Cependant, depuis le début de la saison, on entend toujours la même chose, a-t-il indiqué à l’auteur de ces lignes. Les gens disent qu’on est un feu de paille. Au début, ils disaient qu’on ne participerait pas aux séries éliminatoires. Non seulement on les a faites, mais on a fini premiers [de la division Pacifique].»

«Puis, ils ont dit que Los Angeles avait trop d’expérience pour nous. Même chose pour San Jose», a-t-il poursuivi.

«Nous aussi, on a de bons joueurs»

Marchessault et ses coéquipiers ont beau être habitués à entendre la même rengaine, ça ne les empêche pas de s’en nourrir. Même Marc-André Fleury y trouve son compte.

«Depuis le début de l’année, les gens pensent que notre balloune va finir par péter. Même présentement, ils ne sont pas nombreux à mettre leur argent sur nous. C’est plaisant de leur prouver le contraire chaque fois», a souligné le gardien.

«C’est certain que ça nous donne du gaz. Tout le monde parle de combien ils [les Jets] sont bons. C’est correct. C’est vrai qu’ils sont bons. Cependant, nous aussi, on a de bons joueurs. Mardi, on leur a démontré qu’on est une bonne équipe», a renchéri Marchessault, meilleur pointeur des Golden Knights (15 points, dont six buts) depuis le début des séries.

En vouloir toujours plus

Comme le rythme des séries se transpose rarement d’un match à l’autre, Marchessault et son groupe devront une fois de plus faire la preuve de ce qu’ils avancent, ce soir, dans le cadre de ce troisième match de cette confrontation.

D’ailleurs, à moins de gagner la coupe Stanley, les Golden Knights ne parviendront probablement pas à confondre les nombreux sceptiques. Et encore !

«Ils vont tout de même trouver le moyen de dire qu’on ne fera pas les séries, l’an prochain. Ce n’est pas grave. L’important, c’est d’être satisfaits de ce que l’on accomplit, mais de toujours en vouloir plus», a conclu Marchessault.

Immunisés contre le bruit

On dit qu’une partie des succès de Golden Knights vient de l’énergie que leur insufflent leurs bruyants partisans.

Et pour cause, un match au T-Mobile Arena est une expérience unique. Las Vegas étant Las Vegas, tout est spectaculaire. De la présentation des joueurs au spectacle durant les entractes, en passant par les animations pendant les pauses publicitaires.

Les Jets en ont eux-mêmes fait les frais lors de leur seul passage dans la capitale du jeu. Un revers de 5 à 2 subi au mois de novembre.

Toutefois, c’est un groupe plus endurci qui s’amène dans le repaire des Golden Knights. Un groupe qui a remporté quatre de ses cinq derniers matchs sur les patinoires adverses, dont trois au Bridgestone Arena de Nashville, un autre amphithéâtre assourdissant.

«On a joué au Minnesota, qui est un endroit très bruyant, au premier tour. Je pense que ça nous a un peu immunisés dès le départ, a indiqué Paul Maurice. Sans compter qu’on joue nous-mêmes dans un aréna très bruyant. Ça nous permet de savoir à quoi nous attendre lorsqu’on visite un nouvel aréna.

«De plus, lorsque les jeunes arrivent dans la LNH, ils ont déjà disputé des matchs d’une importance capitale dans des édifices survoltés. Ça ne les impressionne plus», a poursuivi l’entraîneur des Jets.

Les séries, c’est du sérieux

Par contre, peut-être peuvent-ils se laisser impressionner par d’autres facteurs. Jusqu’à la pause du match des étoiles, la troupe de Gerard Gallant présentait le meilleur dossier à domicile. On disait alors que les joueurs des autres formations souffraient du «Vegas Flu» lorsqu’ils se présentaient au T-Mobile Arena.

Une grippe possiblement causée en partie par les charmes de la ville auxquels plusieurs jeunes patineurs n’auraient pas été en mesure de résister. Un problème qui ne devrait pas se poser à ce temps-ci de l’année.

«C’est certain que tout le monde va se coucher tôt ce soir. On est ici pour gagner des matchs de hockey», a assuré Mathieu Perreault.

«C’est assurément une belle ville, vous l’avez vu par vous-même. Mais à cette période-ci de l’année, c’est une question de business. On est dans une course pour remporter la coupe Stanley, peu importe la ville dans laquelle on se trouve», a-t-il martelé.

Bref, chaque chose en son temps.