Séries 2018

Des Jets en mission

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C’était la finale avant la finale. Une confrontation entre deux géants dès le deuxième tour. Il n’en reste qu’un seul. Et ce géant réside au nord de la frontière entre le Canada et les États-Unis.

Les Jets de Winnipeg ont gagné une série des plus émotives en éliminant les Predators de Nashville en sept rencontres. Au lendemain de ce triomphe sur la glace du Bridgestone Arena au pays du country, les Jets avaient eu le temps de retomber sur terre.

«Nous avons célébré pour une minute et nous regardons maintenant devant nous, a dit le gardien Connor Hellebuyck. Il reste encore beaucoup de hockey à jouer.»

Dans un restaurant du Bell MTS Centre, assis à une table en compagnie de Patrik Laine, Hellebuyck n’a pas eu peur de prononcer deux mots souvent tabous en séries : coupe Stanley.

«Nous avons gagné une grosse série contre Nashville, mais c’était seulement le deuxième tour, a rappelé le gardien américain de 24 ans. Nous sommes ici pour remporter la coupe Stanley. Nous n’avons rien accompli encore. Nous sommes heureux de jouer encore au hockey à ce temps de l’année et de nous battre pour le gros trophée. Nous voulons poursuivre notre aventure.»

À 114 points, les Jets ont terminé l’année au deuxième rang au classement général de la LNH, trois points derrière les Predators. Les Golden Knights ont fini en cinquième position à 109 points.

«C’est probablement vrai que les deux meilleures équipes de la LNH s’affrontaient au deuxième tour avec Winnipeg et Nashville, a répondu Jonathan Marchessault, des Golden Knights. Il n’y avait qu’un seul gagnant possible.»

Marchessault a compris un principe important. À l’aube de l’ouverture de la finale de l’Ouest, il n’a pas offert une motivation supplémentaire aux Jets en les décrivant comme une meilleure équipe que la sienne.

Avec un seul jour de pause entre la conclusion du deuxième tour et le début de la finale de l’Ouest, les Jets ne redoutent pas l’aspect fatigue.

«On ne pense pas à cela, c’est juste excitant, a affirmé Laine. Je suis heureux d’être ici. J’aime mieux jouer au hockey en mai que de me retrouver dans un gymnase à m’entraîner chez moi, en Finlande. Nous avons encore la chance de nous battre pour la coupe Stanley, c’est incroyable.»

Une ville de hockey

Si les Golden Knights ont connu un succès immédiat dans la LNH, les Jets ont traversé des jours sombres avant d’atteindre pour la première fois la finale de l’Ouest. À leur septième saison depuis le déménagement des Thrashers d’Atlanta vers Winnipeg, les Jets en sont à une deuxième présence seulement en séries.

Avant cette année, ils n’avaient pas gagné un seul match en séries. En 2015, les Ducks d’Anaheim les avaient éliminés en quatre matchs au premier tour des séries.

«Les gens de Winnipeg ont expérimenté plusieurs choses dans une assez courte période de temps, soit sept ans, a souligné le directeur général Kevin Cheveldayoff. Au départ, il y a eu l’euphorie du retour des Jets. C’était une période très excitante pour la ville. Mais les gens oublient que Winnipeg restait une bonne ville de hockey avant le retour des Jets.

«Le Moose du Manitoba attirait de très bonnes foules au MTS Centre. Ils ont construit cet aréna en espérant le retour d’une équipe de la LNH. C’est arrivé en 2011. Aujourd’hui, nous sommes en finale de l’Ouest, a continué Cheveldayoff. C’est excitant, mais ce n’est pas la fin. Nous voulons procurer d’autres moments de bonheur à nos partisans.»