Calle Jarnkrok et Yannick Weber

Photo : Calle Jarnkrok et Yannick Weber Crédit : AFP

Séries 2018

Yannick Weber à l’aise dans l’ombre

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La brigade défensive des Predators de Nashville est sans contredit l’une des plus solides de la Ligue nationale.

Roman Josi, Ryan Ellis, P.K. Subban et Mattias Ekholm composent un quatuor qui fait saliver d’envie bien des entraîneurs et des directeurs généraux.

Du groupe, Ekholm est celui qui foule la glace le moins souvent. Néanmoins, Peter Laviolette l’envoie dans la mêlée en moyenne 23 min 26 s par match. Cela signifie que les deux premiers duos de défenseurs des Predators accaparent environ 50 minutes de jeu par match.

Voilà qui n’en laisse pas beaucoup aux autres arrières de l’équipe que sont Matt Irwin, Alexei Emelin et Yannick Weber. Et c’est sans doute parfait ainsi.

À Montréal, on a été à même de constater les dégâts que peut causer un joueur dont le mandat va au-delà de ses capacités.

Au mauvais moment

La situation est d’autant plus adéquate pour Weber qu’il est revenu au jeu la semaine dernière, après plus d’un mois d’activité. Blessé au haut du corps face au Wild du Minnesota le 24 mars, le Suisse a raté les huit derniers matchs de la saison régulière en plus des neuf premiers des séries éliminatoires.

«Ce n’est jamais facile de revenir d’une blessure après avoir raté plusieurs semaines. Surtout que j’avais le sentiment de jouer le meilleur hockey de ma saison, à ce moment», a indiqué Weber, qui disputera jeudi soir un quatrième match depuis son retour.

«Je crois m’être bien débrouillé lors des trois premiers. J’ai repris au niveau où j’étais au moment de ma blessure. C’est bon pour la confiance puisque dans les séries, c’est là où tu souhaites être à ton meilleur. C’est là où tu souhaites être en mesure d’élever ton jeu», a souligné Weber, auteur d’un but lors du cinquième match contre les Jets de Winnipeg.

Ce n’est pas la première fois que l’athlète de 29 ans doit vivre pareille situation. L’an dernier, il avait également subi une blessure qui lui avait fait rater les huit derniers matchs de la saison. Cette fois, il était revenu au jeu juste à temps pour le début du tournoi printanier.

Sous contrat pour deux ans

Lors des trois derniers matchs, c’est Emelin qui a écopé pour faire de la place au Suisse dans la formation. Il se pourrait bien que le Russe écope également lorsque le temps sera venu pour David Poile de mettre sur pied sa formation en prévision de la prochaine saison.

En janvier, le directeur général des Predators a consenti une prolongation de contrat de deux ans au Suisse (675 000 $ par saison).

Quant à Emelin, il ignore toujours ce qui l’attend au terme de la campagne. Certainement pas un contrat annuel de 4,1 millions $.