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«Nous nous attendions à plus» – Kristopher Letang

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Sidney Crosby n’a pas l’habitude de se retrouver du côté des perdants lorsqu’il se présente au centre de la glace pour serrer la main d’Alex Ovechkin au terme d’une série.

Pour la première fois en quatre occasions, c’est lui qui a dû souhaiter bonne chance à son adversaire avant de retirer son uniforme pour la dernière fois de la saison.

«Ce n’est pas un sentiment plaisant, a convenu le capitaine des Penguins. C’était une série serrée. Ce match en prolongation aurait très bien pu se solder en notre faveur.»

En effet, quelques minutes avant qu’Evgeny Kuznetsov n’envoie les Penguins en vacances, Tom Kuhnhackl a vu sa frappe résonner sur le poteau.

Apprendre à la dure

Incluant cette dernière rencontre, trois matchs de cette série se sont soldés par un écart d’un seul but. Ce qui a fait dire à Kristopher Letang, avec raison, que la victoire a souvent été à leur portée.

«Nous avons eu l’occasion de gagner des matchs que nous avons perdus. Il y a quelques-uns d’entre eux que nous avons perdu dans les quatre ou cinq dernières minutes de jeu, a soutenu le défenseur. Ils ont tiré profit de nos erreurs.

«Avec la formation que nous avons, nous aurions pu encore nous rendre jusqu’au bout. Oui, nous avons accompli de grandes choses, mais nous nous attendions à plus», a poursuivi Letang, visiblement déçu de la tournure des événements.

Les Penguins n’avaient pas perdu une série depuis qu’ils avaient baissé pavillon en cinq matchs face aux Rangers en avril 2015. Plusieurs joueurs de l’édition actuelle ne portaient pas encore l’uniforme des Penguins.

«Parfois, on apprend davantage de nos échecs que de nos succès, a indiqué Mike Sullivan, en véritable philosophe. On n’a pas vécu cela depuis un bon bout de temps. Tout le crédit va aux joueurs. Je ne pourrais être plus fier d’être leur entraîneur. Mais nous sommes tous déçus.»

Rattrapés par la fatigue

Au cours des trois dernières années, les Penguins ont disputé un total de 61 matchs de séries éliminatoires. Ce qui est, évidemment, plus que n’importe quelle autre formation. Dans un calendrier exigeant comme celui de la LNH, pareille cadence finit inévitablement par vous rattraper.

«Nous avons joué de façon incroyable au cours des deux dernières années. Trois ans, c’est difficile. Peut-être étions-nous un peu fatigués», a estimé Evgeni Malkin.

«Nous allons nous reposer cet été et revenir en force la saison prochaine», a-t-il promis.