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Impact : optimisme prudent

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L’Impact a remporté une victoire sans appel contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, mais après avoir perdu quatre matchs de suite, il n’y a pas de quoi s’asseoir sur ses lauriers.

«Nous ne pouvons pas nous asseoir sur une seule victoire, a insisté Evan Bush. Nous devons prendre cette confiance et la transporter dans le match de mercredi de sorte que nous puissions en tirer quelque chose de bon.»

N’empêche que la victoire a fait du bien à tout le monde, comme le confirme Rémi Garde.

«On a vu des choses intéressantes, en premier lieu la victoire qui était importante et qui a fait du bien à tout le monde.»

L’Impact menait 4-0 avec un peu moins d’un quart d’heure à jouer quand il a connu une baisse de régime, ce qui a fait réagir Bush.

«Si nous n’avions pas eu une avance de 4-0, ça aurait pu être un tout autre match.

«Sans ce coussin, si nous avions approché les 15 dernières minutes de la même façon, ça aurait pu mal se passer pour nous.»

Et, à ce titre, Rémi Garde a indiqué qu’il avait aimé la progression de son équipe tout en précisant qu’il y avait encore des détails à corriger.

Bon discours

Interrogé à savoir si les déclarations de Rémi Garde à l’endroit de certains joueurs avaient porté leurs fruits, Saphir Taïder a mentionné que c’était dans l’ordre normal des choses.

«C’est son métier de nous tirer un peu les oreilles quand il le faut. Ce n’est pas notre papa, mais il nous veut du bien et il veut le bien du club.

«Quand il y a des choses bien, il les dit, mais quand c’est moins bien, il faut aussi savoir le dire.»

Retour salué

Pour la première fois depuis quelques matchs, le Bleu-blanc-noir comptait sur un avant-centre en la personne d’Anthony Jackson-Hamel, qui a fait bien plus que marquer deux buts.

«Un attaquant nous aide beaucoup parce que Nacho [Piatti] peut jouer à gauche et ça me permet d’être plus proche de lui», a précisé Taïder.

Selon Bush, la présence d’un gars comme Jackson contribue à mettre en valeur le style de l’équipe.

«Avec Nacho, Raheem [Edwards] et les autres gars, si on peut les placer dans des endroits où ils peuvent attaquer les défenseurs adverses, ça convient plutôt bien à notre équipe.»

«Et quand on a des gars comme Jackson et Matteo [Mancosu] qui peuvent leur ouvrir des espaces, je crois que ça convient à nos aptitudes.»

Lacune à corriger

S’il y a une chose que l’Impact doit corriger, et rapidement, c’est son comportement sur les phases arrêtées. Après avoir accordé trois buts à Atlanta sur ces séquences, il a cédé deux fois contre la Nouvelle-Angleterre en pareilles circonstances.

«On n’a pas de joueurs avec de forts gabarits, alors forcément ça ne nous aide pas», concède d’abord Saphir Taïder.

Evan Bush admet que la situation pose problème, mais ajoute aussi que c’était un peu circonstanciel contre la Nouvelle-Angleterre.

«Nous devons certainement être meilleurs sur les phases arrêtées, mais en même temps quand on a une si grosse avance, ça peut arriver.»

Agressivité

Rémi Garde estime que le problème peut se corriger en mettant plus d’ardeur dans le jeu défensif.

«C’est une question d’agressivité, de concentration. Je suis très ennuyé qu’on ait accordé deux buts, qu’on puisse faire un retourné dans la surface de réparation et, la semaine dernière, il y a deux joueurs adverses qui ont fait un amorti de poitrine dans la surface de réparation.

«Je ne crois pas que ce soit un déficit de taille ou un problème tactique, c’est un problème d’engagement et de détermination à empêcher l’adversaire dans cette zone-là de jouer.»

Garde a rappelé que personne n’était à l’abri d’une telle séquence.

«Même une équipe avec de la taille peut encaisser tout d’un coup deux, trois ou quatre buts sur coups de pied arrêtés.»

À éviter

Selon l’entraîneur-chef, la meilleure façon de contrer le mauvais sort sur les ballons arrêtés, c’est d’éviter de donner des occasions à l’adversaire.

«Peut-être aussi qu’on concède beaucoup trop de corners et de coups francs stupides. Si on peut éviter de provoquer ce genre de situation, ça sera déjà un bon axe de progrès.»

Evan Bush rappelle que le mot finit par se passer dans la ligue.

«Les équipes sont au courant de nos lacunes sur cet aspect du jeu, alors nous allons devoir être plus combatifs et mieux préparés.»

Situation spécifique

Le gardien de l’Impact précise que c’est surtout cet aspect bien spécifique des phases arrêtées qui doit être corrigé.

«Nous devons surtout nous préoccuper des seconds ballons et être plus combatifs pour récupérer les ballons qui sont rabattus.

«On a vu que la Nouvelle-Angleterre essayait d’envoyer des ballons au deuxième poteau pour qu’ils soient rabattus et ensuite avoir des gars qui se ruent vers ces ballons.»

Il a ajouté que le roulement d’effectifs des dernières semaines n’a certainement pas aidé.

«Nous avons fait des changements et parfois quand ça survient, les responsabilités sur les phases arrêtées deviennent un peu obscures et nous devons corriger ça. Nous devons véhiculer le bon message aux joueurs qui arrivent sur le terrain.»