Impact

Derrière chaque «Grande Piatti», il y a un Piette oublié

Derrière chaque «Grande Piatti», il y a un Piette oublié

Vincent Destouches

Publié 07 mai
Mis à jour 07 mai

Quelle semaine...

Les mots de Rémi Garde, les buts d’Anthony Jackson, l’implication de Raheem Edwards, le leadership du capitaine Nacho Piatti... Chacune de ces actions se sont répondues et se sont imbriquées à la manière d’un film choral d’une incroyable puissance émotionnelle.

Et, dans ce film, certaines performances sont malheureusement passées au second plan... C’est le cas de la prestation XXL de Samuel Piette.

Le casseur (d’attaques) de Le Gardeur souffrira toujours de la malédiction des milieux défensifs, tous condamnés à vivre dans l’ombre. Prêtez bien attention aux reprises des buts et vous verrez qu’elles remontent rarement jusqu’au moment où le ballon a été récupéré...

Et pourtant! Sans Piette, le festival offensif n’aurait peut-être pas eu lieu. Ses récupérations (11 au total, un sommet chez IMFC) ont directement mené au poteau de Jackson et au but d’Edwards. Conjuguant ses efforts avec Jukka Raitala au pressing, il a également œuvré au deuxième but des siens. Et on n’oubliera pas sa délicieuse passe décisive pour Piatti.

En somme, il était de tous les combats, bien aidé par l’abnégation de ses compères d’attaque. En effet, le bon travail du premier rideau défensif lui a permis d’être plus agressif et cela a payé des dividendes.

Étant donné la qualité des joueurs devant lui et leur redoutable efficacité en contre, la performance du pressing montréalais est autant une référence qu’une feuille de route pour la suite.

Le style Garde

Cette victoire représente une grande bouffée d’air frais pour l’Impact. Mais pas le temps de s’aérer les poumons, puisque le Bleu-Blanc-Noir retrouvera cette semaine deux autres concurrents directs dans la lutte pour la qualification : Chicago et Philadelphie.

L’édition 2018 vient de montrer qu’elle a du caractère, mais cette semaine qui se profile nous montrera si c’est une équipe de « statement » ou si elle est capable de véritablement se faire violence pour tenir la distance.

Une chose est sûre : Garde ressort grandi de cette semaine agitée. Malgré les six défaites concédées depuis le début de la saison, sa cote et son pouvoir n’ont peut-être jamais été aussi grands qu’aujourd’hui.

Il a donné un coup de pied dans la fourmilière d’une manière qu’aucun entraîneur précédent n’aurait vraiment pu se le permettre – d’où l’intérêt d’aller chercher un « entraîneur désigné ».

La planète IMFC en est encore à découvrir son nouveau « coach », mais personne n’ignore désormais que Garde gère son groupe avec audace et fermeté pour tenter d’en tirer le meilleur.

Mais s’il faut retenir une chose fondamentale de cet épisode, c’est qu’en filigrane du message de Garde, il y a l’envie d’implanter une culture de la gagne au club. Une volonté d’être meilleur. Meilleur qu’hier, meilleur que le partenaire, meilleur que l’adversaire.

Et c’est une leçon pour tout le monde au club.