Destination Coupe Stanley

Adonis Stevenson vante les qualités de Badou Jack

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Adonis Stevenson n’a plus affronté d’aspirant à sa ceinture des mi-lourds du World Boxing Council (WBC) depuis 2013, année où il avait décroché son titre grâce à sa spectaculaire victoire par K.-O. technique au premier round contre l’Américain Chad Dawson.

Cette année-là, Stevenson (29-1, 24 K.-O.)  avait totalisé quatre victoires en quatre combats. Depuis, le Québécois n’a jamais autant combattu en une année.

La critique se questionne sur ses derniers adversaires : Tommy Karpency en septembre 2015, Thomas Williams fils en 2016, un combat-revanche avec le Polonais Andrzej Fonfara en juin 2017... Maintenant, le Suédois Badou Jack sera le prochain à en découdre avec lui le 19 mai à Toronto; mais le boxeur le mieux classé de la division après Stevenson, ce n’est pas Jack, mais bien Eleider Alvarez.

Le champion de 40 ans ne fuit pas les adversaires de qualité. Un concours de circonstances fait selon lui en sorte que Jack (22-1-2, 13 K.-O.) montera dans le ring avec lui ce printemps. D’ailleurs, l’ancien champion des poids super-moyens du WBC représente un réel danger, d’après «Superman».

«Alvarez était censé être le prochain, mais il a pris la décision d’aller avec Sergey Kovalev, a commenté Stevenson en entrevue en provenance de Toronto à l’émission Destination coupe Stanley sur TVA Sports, mardi. Je lui souhaite bonne chance. Si jamais il gagne son combat, ce sera intéressant de voir pour un combat d’unification. Kovalev est quand même un bon nom dans la division.»

«En ce qui concerne Sergey Kovalev, on sait tous ce qui est arrivé. Il était classé pour m’affronter et quand on est arrivés pour en venir à une entente, il a laissé tomber. Dans ce temps-là, on ne pouvait rien faire. C’était la question de la télé. Ce n’est pas moi qui n’ai pas voulu l’affronter, au contraire.»


«Jack, il ne faut pas le sous-estimer. C’est un gars qui est vraiment "tough", hargneux. Il a été champion du monde. Ce ne sera pas une "walk in the park". Mais mon habitude, c’est juste des knock-outs. Comme Emanuel Steward m’a déjà dit : "Knock-outs sell."»

Autre critique à laquelle Stevenson fait face : le choix de Toronto au lieu de Montréal. Sur la question du lieu, le cogneur gaucher dit n’avoir aucun pouvoir sur la décision. Initialement, le gala devait avoir lieux au Québec.

«Toronto, c’est une décision de business. Je n’ai pas de contrôle dans cette situation. C’est plus le gérant Al Haymon. Que ce soit Montréal, Toronto, n’importe où, je dois être prêt.»

En conférence de presse à Toronto, Stevenson a indiqué qu’il était confiant de compter sur Floyd Mayweather fils pour la promotion du gala. La gloire retraitée de la boxe est le promoteur Jack.

Les organisateurs ont pour leur part bon espoir d’attirer 5000 personnes au gala. Des publicités seront affichées lors des matchs des Maple Leafs et des Raptors, dans la mesure où ces équipes poursuivront leur parcours éliminatoire.