BOS-TOR

Les Maple Leafs prolongent le suspense

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Tout le monde croyait les Maple Leafs fichus après les deux premiers matchs de cette série. Alors complètement dominés par les Bruins, les Torontois se sont depuis relevés de façon surprenante.

Faisant face à l’élimination pour la deuxième fois, la troupe de Mike Babcock a forcé la tenue d’un match ultime grâce à un gain de 3 à 1. La septième confrontation aura lieu à Boston, demain soir.

S’ils sont toujours en vie, les Leafs le doivent en grande partie à Frederik Andersen. Pour une deuxième rencontre de suite, le grand gardien danois a maintenu son équipe dans le match pendant que ses coéquipiers, embouteillés par la pression des Bruins, étaient incapables de sortir la rondelle de leur territoire.

«Nous devons être meilleurs. Nous devons trouver une façon de le déjouer. Nous devons placer plus de circulation devant le filet», a indiqué Patrice Bergeron.

Le trio du Québécois est bien placé pour le savoir. Constamment en possession de la rondelle en raison des 23 mises en jeu – sur 29 – remportées par Bergeron, cette unité a dirigé 12 des 33 tirs des visiteurs.

D’ailleurs, c’est en raison de la circulation que Jake DeBrusk est parvenu à marquer. Andersen n’a jamais été en mesure de voir le tir de l’attaquant des Bruins.

Message d’amour

William Nylander, 35 secondes seulement après le but de DeBrusk, puis Mitch Marner et Tomas Plekanec, dans un filet désert, ont donné la réplique pour les Torontois.

Un moment spécial pour Marner, élevé à Markham, à seulement une quinzaine de kilomètres du lieu où s’est déroulée la tuerie ayant fait 10 morts et 15 blessés, hier après-midi dans la partie nord de Toronto.

«C’est une grosse victoire pour nous en cette journée très émotive, a indiqué l’auteur du but gagnant. C’est le genre d’événement qui arrive beaucoup trop souvent de nos jours. Ce monde est fait pour que l’on s’aime les uns les autres. Ça doit s’arrêter.»

En raison de cette tragédie, les mesures de sécurité avaient été renforcées à proximité du Centre Air Canada. De plus, les autorités avaient pris soin d’ériger un périmètre de sécurité, fermant certaines rues à la circulation.

Un moment de silence a été observé avant la rencontre.

Un autre 7e match pour Plekanec

Par ailleurs, Plekanec n’a peut-être pas connu énormément de succès dans le cercle des mises en jeu. Ça ne l’a pas empêché d’être un acteur important dans cette victoire. En plus de récolter deux points, il a fait un travail sublime en infériorité numérique.

Le Tchèque a bloqué trois tirs, dont un dans les derniers instants de la rencontre, alors que son équipe évoluait à court d’un homme.

«J’ai vu le jeu se développer, alors je me suis empressé de me placer dans la trajectoire de la rondelle. Je suis simplement chanceux que la rondelle m’ait frappé», a raconté Plekanec.

Quelques secondes plus tard, il fermait le cercueil des Bruins.

Ce sera la quatrième fois que Plekanec affrontera les Bruins dans un match ultime. Dans l’uniforme du Canadien, il a eu le meilleur en 2008 et en 2014. Le Tricolore s’était toutefois incliné en 2011.

«Ça fait quelques fois, en effet. C’est gagner ou mourir. Ce sont toujours des matchs excitants à jouer. Il faut savourer pleinement ce moment», a-t-il mentionné.