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Crédit : AFP

Paul Rivard

La Fed Cup au Stade IGA

La Fed Cup au Stade IGA

Paul Rivard

Publié 16 avril
Mis à jour 16 avril

C’est un début de semaine rempli d’effervescence à Tennis Canada.

Non seulement se prépare-t-on à accueillir une autre confrontation internationale dans le stade intérieur de Montréal, mais le dit stade vient d’être gratifié d’un tout nouveau nom. Et, bien sûr, les millions en commandite qui viennent avec le nom.

Car le Stade Uniprix n’est plus. Vive le Stade IGA.

Et, à peine quelques jours après le baptême officiel de l’édifice, il sera le théâtre d’un premier événement à caractère international. Les joueuses du Canada accueilleront celles de l’Ukraine dans le cadre d’un match de barrage visant à demeurer dans le Groupe Mondial 2.

Eugenie, Françoise, Bianca, Gabriela...

Médiatiquement parlant, la composition de notre équipe a tout pour attirer les amateurs. Outre le retour d’Eugenie Bouchard, on peut compter sur ces deux jeunes athlètes, Françoise Abanda et Bianca Andreescu, qui avaient battu des joueuses bien mieux classées qu’elles, il y a un an, dans le triomphe face au Kazakhstan dans le même stade intérieur.

Du côté des Ukrainiennes, notons l’absence de leur meilleure joueuse, Elina Svitolina, quatrième mondiale. Ce sont Lesia Tsurenko (41e) et Kateryna Bondarenko (78e) qui ont été annoncées comme les deux joueuses de simple.

Si Tsurenko a 28 ans et Bondarenko, 31 ans, les Canadiennes sont nettement plus jeunes (Bouchard –24 ans- Abanda –21 ans- Andreescu -17 ans- ). La carte cachée, et peut-être la carte maîtresse, sera Gabriela Dabrowski, advenant qu’elle soit appelée à disputer le double, en cas d’égalité à 2-2, dimanche. Car la carrière de Dabrowski a littéralement explosé depuis deux ans, si bien qu’elle est maintenant classée 10e mondiale en double.

Svitolina ou... Kostyuk ?

Cela étant dit, il est toujours possible que l’Ukraine annonce, d’ici le tirage, le nom d’une quatrième joueuse. S’agirait-il de l’entrée tardive de Svitolina? Ce qui serait, il faut l’avouer, une très mauvaise nouvelle pour les chances canadiennes. Ou encore, en guise de préparation pour l’avenir, de l’insertion de la jeune (très jeune) Marta Kostyuk? Les amateurs fidèles aux Internationaux juniors de Repentigny ont pu juger de l’énorme potentiel de cette joueuse qui venait d’avoir 15 ans lorsqu’elle a décroché le titre. La jeune prodige a déjà compilé un dossier de 11 victoires et 4 défaites en 2018, ayant surpris des joueuses comme l’Australienne Daria Gavrilova et la Suisse Viktorija Golubic.

Depuis le début de 2018, Kostyuk est passé de la 522e place mondial à la 156e.

Elle a toujours 15 ans.

Du talent, dites-vous ?

Qui jouera «sur le banc»?

Avec l’arrivée soudaine d’Eugenie Bouchard dans le portrait (entre vous et moi, si Genie connaissait un semblant de succès dans sa carrière, croyez vous vraiment qu’elle serait revenue défendre les couleurs du Canada?), la question sera maintenant la suivante : Qui d’Abanda ou d’Andreescu sera laissée de côté?

Car soyez assurés que Bouchard ne sera pas laissée de côté. Même si elle a régressé au 117e échelon au classement de la WTA, à peine 10 rangs de mieux que sa compatriote Abanda, son statut, son expérience et son talent brut font d’elle une incontournable pour le Capitaine Sylvain Bruneau qui, au demeurant, reste un membre de la garde rapprochée d’Eugenie.

Bruneau devra donc choisir entre Abanda et Andreescu pour disputer l’autre simple. Il pourra même utiliser les deux s’il juge que la première à se produire n’aura pas évolué à la hauteur des attentes.

Mais qui sera l’élue, avec Bouchard, le samedi 21 avril?

D’abord, sachez que tout capitaine qui se respecte va regarder leur rendement à l’entraînement, dans les journées précédentes. Bon, ça, c’est acquis.

Mais ensuite, il doit tenir compte des résultats obtenus par les deux joueuses au cours des derniers mois. Et, à ce niveau, Bianca Andreescu, 17 ans seulement, connaît une meilleure année qu’Abanda, 21 ans.

En 2018, Andreescu a une fiche de 13 victoires contre 6 défaites en 6 tournois. Ce sont les deux plus récents qui lui ont permis de gonfler sa fiche avec des présences en finale. C’était fin mars, début avril, au Japon, dans des événements dotés de bourses globales de 25 000$. Chaque fois, Andreescu s’est inclinée en deux manches devant la Thaïlandaise Luksika Kumkhum, alors classée 94e à la WTA. Andreescu, elle, est 197e mondiale au moment où on se parle.

De son côté, Abanda a un dossier de 4 victoires et 3 défaites. Vendredi dernier, celle qui occupe le 127e échelon de la WTA s’est inclinée en quarts de finale du tournoi d’Indian Harbour en Floride, face à l’Américaine Taylor Townsend, une athlète de son âge (21 ans) qui est 108e au monde.

Stade IGA

En terminant, revenons sur cette nouvelle appellation de l’amphithéâtre abritant le Centre d’Entraînement de Tennis Canada, connu depuis 2004 sous le titre de Stade Uniprix.

Vous trouverez les détails inhérents à cette nouvelle appellation ici.

Au fait, saviez-vous quelle était la signification de l’accronyme IGA?

Moi non plus. Mais ma curiosité m’a amené sur l’historique de cette bannière importante de l’alimentation au Québec.

«Independent Grocers Alliance». C’est le nom de cet important regroupement d’épiciers indépendants, au Canada. Au Québec, les origines d’IGA remontent à 1953, mais, dans les faits, tout à commencé en 1873 (!!!), lorsqu’une épicerie de fruits et légumes a vu le jour sur la rue St-Paul, à Montréal.

Pour le reste de l’histoire, je vous invite à vous rendre sur cette page.

Et pour bien vous préparer en vue de la Fed Cup, voici quelques liens utiles, tant sur le site de Tennis Canada que sur celui de la Fed Cup.

On se retrouvera donc samedi, à TVA Sports, pour la retransmission des matchs opposant le Canada à l’Ukraine.