Impact

Des absences qui ont fait mal

Agence QMI / Dave Lévesque

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Même 48 heures après le revers de 3-1 subi contre les Red Bulls de New York, la déception était encore palpable dans le camp de l’Impact.

«On est déçus de notre performance, individuellement et collectivement. On n’y a pas mis l’effort, surtout en deuxième demie, et c’est ça qui est décevant», a tranché Samuel Piette, lundi.

Le milieu originaire de Repentigny n’a pas mis de gants blancs en expliquant que ses coéquipiers et lui se sont peut-être contentés de la possibilité d’obtenir un verdict nul au Red Bull Arena après une première demie qui s’est terminée 1-1.

«Je trouve qu’on a été beaucoup spectateurs, surtout en deuxième demie, a-t-il martelé. À 1-1, c’est un bon résultat et peut-être qu’on s’est dit, on est bien avec le 1-1 et on peut garder le score comme ça.

«On les a trop laissés jouer, on aurait peut-être dû aller de l’avant un peu plus et imposer notre jeu, et non succomber sous leur attaque.»

Manque d’énergie

Piette a également noté un sérieux manque d’énergie en seconde demie, ce qu’il explique par le niveau d’intensité hors du commun déployé par les «Taureaux».

«Ils ont fait un bon match et on n’avait pas encore affronté leur style de jeu. C’est une équipe qui presse beaucoup et qui court beaucoup.

«C’est peut-être la première équipe qui était au-dessus de nous physiquement et on a peut-être été surpris.»

Rémi Garde a ajouté que malgré une première demie tout à fait correcte, ses hommes se sont placés en fâcheuse position.

«On a été vulnérables tôt dans le match. On s’est mis en difficulté par trop d’erreurs et de déchets techniques. Quand on veut posséder le ballon comme c’est notre souhait, on ne peut pas se mettre en difficulté tout seul.»

Pas le niveau souhaité

Garde a été modéré dans son constat, mais a admis que l’effort était en deçà des attentes.

«Les Red Bulls ont fait le match qu’on attendait d’eux, mais on n’a pas fait le match qu’on espérait faire.

«On n’a pas eu le niveau de jeu que je souhaite et que l’on souhaite. Je ne pense pas que ce soit forcément un problème de confiance.»

Il a toutefois rappelé que certaines circonstances n’ont pas milité en faveur de son équipe, qui disputait un cinquième match sur six à l’étranger.

«Il faut se rappeler que c’était le premier match de Rudy [Camacho] et c’était le deuxième pour Alejandro [Silva] en plus de l’absence de Saphir [Taïder], qui est un joueur très important. Il y a des explications, mais je ne veux pas que l’on s’en serve comme excuse.

«On a pas mal d’événements contraires en ce moment et ce que je souhaite, c’est que les joueurs en tirent des bénéfices et que ça nous rende plus forts sans entamer notre confiance.»

Déluge de buts

N’empêche, il y a de quoi à être préoccupé parce qu’après avoir réalisé deux jeux blancs de suite, l’Impact vient d’accorder sept buts lors de ses deux dernières défaites.

«Ceux concédés en Nouvelle-Angleterre sont dans le constat, mais dans des circonstances différentes, a rappelé Garde. Mais il est clair qu’on en a encaissé trois contre les Red Bulls et on aurait pu en prendre plus parce qu’il y a eu plusieurs situations où notre ligne défensive a été trop vite mise en difficulté.»

L’entraîneur-chef a une fois de plus soutenu que son équipe a besoin de développer sa cohésion.

«On est une équipe assez jeune au niveau des heures vécues ensemble et il faut malgré tout apprendre vite.»

Une présence essentielle

On s’en doutait quand il a quitté le match contre la Nouvelle-Angleterre et on en a eu la confirmation samedi contre les Red Bulls, Saphir Taïder est devenu un élément essentiel aux succès de l’Impact.

Le milieu relayeur est le liant de ce club et sans lui, le milieu de terrain est désemparé.

«Il est évident qu’il est un leader technique, a convenu Rémi Garde. Il a un gros volume de jeu au milieu du terrain et on n’a pas pu le remplacer aussi facilement que ça.

«Ceux qui ont joué à sa place ont essayé de combler son absence, mais c’est vrai qu’elle a été préjudiciable.»