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David Pastrnak : Enfin sorti de l’ombre

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Les performances en saison régulière sont une chose, mais on reconnaît surtout les grands joueurs par leur contribution en séries éliminatoires.

Après un printemps modeste l’an dernier, David Pastrnak a amorcé le présent tournoi printanier sur les chapeaux de roues. En raison de ses soirées de trois et de six points, le Tchèque domine allègrement la colonne des pointeurs de la LNH.

«Est-ce que c’est une soirée d’éclosion ? Ça pourrait l’être, le temps le dira, a indiqué Bruce Cassidy, l’entraîneur des Bruins, au terme de l’étincelante victoire de 7-3 des Bruins aux dépens des Maple Leafs, samedi. Six points dans un match de séries éliminatoires, incluant un tour du chapeau, c’est certainement spécial.»

Bergeron pas surpris

Grâce à cette soirée, l’ailier droit de 21 ans s’est fait découvrir à la face du monde. Pourtant, il aurait été facile de le voir venir.

Après tout, ce choix de premier tour des Bruins (25e au total) en 2014 a dominé les buteurs des Bruins cette saison en faisant bouger les cordages à 35 occasions.

Ses 34 buts en 2016-2017 avaient fait de lui le seul marqueur de 30 buts des Bruins avec Brad Marchand (39 buts).

«Il n’a pas encore toute la reconnaissance qu’il mérite. Il est encore sous-estimé. C’est normal, on apprend encore à le connaître dans la LNH, a convenu Patrice Bergeron à l’auteur de ces lignes. Cependant, de notre côté, on le connaît déjà. On connaît son talent et on sait tous ce qu’il peut apporter à l’équipe. Une performance comme celle-ci aidera beaucoup à ce qu’on le découvre.»

Pas un client facile

À n’en point douter, les adversaires des Bruins, à commencer par les Maple Leafs ce lundi soir, lui porteront désormais une attention particulière. Toutefois, le neutraliser ne sera pas une mince affaire.

«Il peut esquiver certaines mises en échec, absorber 20 % d’un contact, demeurer sur ses pieds et garder son erre d’aller à 30 ou 40 % dans des séquences où, par le passé, il aurait été stoppé dans sa course. Ça vient d’une maturité physique, mais également d’une maturité mentale de savoir à quoi s’attendre des séries éliminatoires», a louangé Cassidy.

De plus, comparativement à plusieurs joueurs de talent, ce ne sont pas simplement ses habiletés avec la rondelle qui font de lui un joueur dangereux.

«Il veut être celui qui fait la différence, celui qui veut faire les jeux et celui qui veut pourchasser la rondelle si nous ne l’avons pas en notre possession.

«C’est ce qui m’impressionne de lui, a déclaré Bergeron. Il y a plusieurs joueurs habiles qui le sont seulement lorsqu’ils ont la rondelle. Lorsqu’ils ne l’ont pas, ils ne la veulent pas autant que lui.»

Joueur complet

Une description qui rejoint celle que fait également Torey Krug, bien placé à la ligne bleue pour admirer les prouesses de son coéquipier.

«Ce qu’il fait en attaque, je crois qu’on s’y attendait. C’est l’ensemble de son jeu qui épate tout le monde, a-t-il déclaré. Il sort la rondelle du territoire, il bataille le long des rampes, il se replie, il s’implique dans l’enclave. Ça donne de l’énergie à tout le monde sur le banc.»

Comme quoi il y a moyen d’être bon sans la rondelle tout en sachant quoi faire lorsqu’on l’a sur la palette...