Séries 2018

La réponse de Crosby

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Le Wells Fargo Center n’a jamais ressemblé à un monastère. C’était la même chose à l’époque du Spectrum. Dans la ville de l’amour fraternel, les partisans des Flyers ont rarement fait dans la dentelle et ils n’ont pas redéfini le mot classe.

Cette rencontre était présentée en direct à TVA Sports.

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Pour ce troisième match du premier tour dans cette bataille de la Pennsylvanie, dimanche, les fidèles des Flyers ont donné le ton quelques secondes avant qu’on dépose la rondelle au centre de la glace. À l’unisson, ils ont hurlé trois fois un «Crosby sucks».

S’il s’agit d’un chant classique, qu’on entend dans plusieurs arénas de la LNH, ce n’était pas la meilleure des idées de s’attaquer au meilleur joueur des Penguins.

«J’étais encore dans le vestiaire et je pouvais entendre les cris des partisans, a raconté Sidney Crosby. Mais ce n’est rien de nouveau, je crois qu’ils font ça depuis mon deuxième match en carrière à Philadelphie. Ça ne me dérange pas du tout, ça fait partie du hockey !»

Crosby n’avait pas besoin d’une motivation de plus. Le capitaine des Penguins a finalement eu le dernier mot. Il a rapidement réduit au silence le Wells Fargo Center en marquant le premier but du match à mi-chemin en première période.

Réveiller l’ours...

Inspiré par le numéro 87, les Penguins ont triomphé des Flyers 5-1 pour ainsi reprendre l’avantage de cette série 2-1.

À l’image du premier match de cette série, Crosby a joué une rencontre colossale avec un but et trois passes. Il a mystifié le pauvre Brian Elliott.

«Il y a deux joueurs dans notre équipe que tu ne veux vraiment pas réveiller, Crosby et Malkin, a affirmé Kristopher Letang. Les partisans des Flyers n’ont pas compris. Ils devraient laisser l’ours dormir ! Sidney est tellement bon sur la pression et il utilise les insultes comme une motivation.»

Pour les premières minutes du match, les Flyers dictaient le jeu en menaçant à plusieurs reprises Matthew Murray. Mais les Penguins ont fermé la porte grâce au brio de leur gardien. Jamais les Flyers n’ont pour leur part profité de ce luxe.

Elliott a connu une autre sortie pénible en donnant cinq buts sur 26 tirs. Le gardien de 33 ans a été déjoué quatre fois sur les 12 premiers tirs des Penguins. Il a coupé le souffle à sa propre équipe en étant incapable de réaliser les arrêts importants.

En deuxième période, les Penguins ont marqué deux buts en seulement cinq secondes, un record d’équipe en séries. Evgeni Malkin et Brian Dumoulin ont tour à tour touché la cible.

Si à Montréal, le Canadien se cherche un premier centre depuis l’époque de Mathusalem, les Flyers n’ont pas de gardien numéro un depuis aussi longtemps.

Dave Hakstol a beau réitérer sa foi en Elliott, il ne gagnera pas contre les champions de la coupe Stanley avec un gardien comme lui.

À l’inverse d’Elliott, Murray a offert une performance digne d’un bon gardien partant en repoussant 26 des 27 tirs des locaux, dont 11 en première période. Seul le défenseur Travis Sanheim a marqué contre lui.

Les Penguins ont tenu loin de la feuille de pointage les gros canons des Flyers. Claude Giroux et Sean Couturier n’ont pas obtenu de point, alors que Jakub Voracek a récolté une passe.

Malkin tient promesse

À la veille du troisième match, Malkin avait lancé une toute petite phrase à sa sortie d’un entraînement : «Je serai meilleur à la prochaine rencontre.»

Le Russe a rempli sa promesse avec un but et une passe dans ce gain facile.

Les Penguins ont aussi rebondi en supériorité numérique avec trois buts en sept occasions. Avant ce troisième match, la bande à Crosby avait inscrit un seul but en huit tentatives.

Derick Brassard (un but) et Kristopher Letang (deux passes) ont aussi participé à la fête.