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Samuel Girard n'est pas intimidé

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Aux yeux de bien des amateurs, c’est la feinte de Filip Forsberg à ses dépens qui définira le premier match en séries éliminatoires de Samuel Girard.

Voyez le reportage de Marc-André Perreault dans la vidéo ci-dessus.

Le défenseur de l’Avalanche a eu le malheur d’être déjoué par une superbe manoeuvre de l’attaquant des Predators lors du premier match de la série de premier tour, jeudi soir.

L’entraîneur-chef Jared Bednar croit qu’il serait injuste de se limiter à cette seule séquence pour évaluer la soirée de travail de son jeune arrière.

«Il a été très bon. Il a fait de gros jeux, a-t-il noté. On s’attend à ça de sa part. Il aurait pu mieux faire sur le but de Forsberg, mais il a été un joueur important pour nous jeudi soir.»

Girard a démontré tout son talent lors de cette partie. Sur le deuxième but des siens, le jeune homme de 19 ans n'a pas obtenu un point, mais son tourniquet à la ligne bleue était digne d'un vétéran débordant de confiance et de talent. C'est lui le vrai Samuel Girard, selon Gabriel Bourque.

«À 19 ans, de le voir jouer comme ça... Il est vraiment impressionnant. C'est un bon jeune. On dirait qu'il n’y a rien qui l'intimide. C'est le "fun" de le voir jouer.»

Pourtant, à 5 pi 10 po et 160 lb, Girard n'a rien du prototype du joueur de hockey parfait. Du moins, pas sur le plan physique. D'ailleurs, lors du premier match, il a été frappé quatre fois, parfois solidement, en plus de devoir esquiver plusieurs mises en échec. Le jeu rude des séries pourrait-il devenir un problème pour le natif de Roberval?

Jonathan Bernier assure qu’il n’en est rien.

«Toute l'année, plus on jouait contre des équipes physiques, plus il montait son jeu d’un cran, a observé le cerbère de l'Avalanche. Puis, même contre St. Louis, tu voyais que c'était un peu la cible. Il est capable d'échapper aux mises en échec. Je n’ai pas peur pour lui.»