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La renaissance de Claude Giroux

Publié | Mis à jour

Claude Giroux n’avait jamais marqué 30 buts, il n’avait jamais franchi le plateau mythique des 100 points. Il a maintenant les deux marques à son palmarès.

À l’image des Flyers de Philadelphie, l’attaquant a rebondi d’une brillante façon cette saison. Il a fait mentir tous ceux qui le croyaient sur le déclin après une décevante campagne de 58 points (14 buts, 44 passes) en 82 matchs en 2016-2017.

À 30 ans, Giroux a trouvé un second souffle cette année. Sans trop faire de bruit, le rouquin a terminé au deuxième rang des meilleurs marqueurs de la LNH avec 102 points, six de moins que Connor McDavid, des Oilers d’Edmonton. Nikita Kucherov, du Lightning de Tampa Bay, est le seul autre joueur à avoir franchi le plateau des 100 points.

Sean Couturier a grandement profité de la renaissance de Giroux. Utilisé au centre du premier trio avec Giroux sur le flanc gauche, Couturier a inscrit des sommets personnels avec 31 buts et 76 points.

Dans le vestiaire de l’équipe adverse, après un gain de 5-1 face aux Penguins lors du deuxième match de la série opposant les deux équipes de la Pennsylvanie, Couturier a sorti son plus beau sourire avant de réfléchir quelques secondes pour bien décrire l’influence de son coéquipier.

«Claude a eu un impact exceptionnel sur nos succès cette saison, a dit le centre de 25 ans en entrevue au Journal de Montréal. Il a le don de jouer ses meilleurs matchs quand l’enjeu est grand. En fin de saison, il était tout simplement magique. Je pense qu’il a eu pratiquement deux points par rencontre à ses 10 derniers matchs. Nous avions besoin de lui et il répondait présent. Il a inspiré ses coéquipiers.»

Couturier n’a pas inventé des chiffres. À ses 10 derniers matchs, en plein cœur de la course aux séries, Giroux a terminé l’année avec 19 points (8 buts, 11 passes).

L’équipe d’abord

Écartés du portrait des séries en 2017, les Flyers ont terminé l’année au troisième rang cette saison dans la très compétitive division Métropolitaine. Pour Giroux, cette réussite est bien plus importante que son propre rendement.

«Quand tu joues pendant la saison, l’objectif est d’atteindre les séries, pas d’obtenir un nombre de points précis, a mentionné Giroux. Nous avons eu besoin d’attendre jusqu’au 82e match avant de confirmer notre place en séries. Je suis fier de ma saison, mais ce n’est pas terminé.

Oui, c’était une belle année sur le plan personnel, a-t-il continué. L’an dernier, je ne jouais pas mon meilleur hockey et c’était la même chose pour l’équipe. Nous avons trouvé une façon de nous replacer sur la bonne voie.»

Le retour d’une opération

Au mois de mai 2016, Giroux avait subi une opération importante pour une hernie sportive. Le défenseur Shayne Gostisbehere était passé sous le bistouri le même jour, pour la même blessure.

«Nous avions fait notre programme de rééducation ensemble, a précisé Gostisbehere. L’an dernier, ce n’était pas facile pour nous deux. Mais Claude a rebondi d’une façon remarquable cette saison. Il est notre capitaine et il pousse l’équipe dans la bonne direction. Quand il est au sommet de son art, il est un attaquant tellement dangereux et imprévisible. Il joue avec cœur et passion.»

«Il faut un talent fou pour finir une saison avec 100 points, a-t-il poursuivi. Mais ce n’est pas juste les 100 points, il se place dans les endroits difficiles, il reçoit des coups et il ne bronche pas.»

La rivalité avec Crosby

Au premier tour des séries, Giroux renoue avec la bataille de la Pennsylvanie, mais aussi avec son rival Sidney Crosby. S’il y avait une grande animosité entre les deux joueurs dans le passé, le capitaine des Flyers a appris à connaître Crosby en participant au Championnat du monde à Prague, en 2015, et à la Coupe du monde à Toronto, en 2017. Les deux fois, ils ont gagné l’or avec Équipe Canada.

«Il est maintenant plus dur à détester, a répliqué Giroux avec le sourire. Il est l’un des meilleurs joueurs de la LNH. Quand tu joues contre lui, c’est le fun. Je peux le détester, mais en même temps, je le respecte. Il travaille tellement fort, il n’est pas facile à ralentir.»