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L’Impact pas de taille avec les Red Bulls

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L’Impact n’avait jamais récolté un point en saison régulière en huit visites au Red Bull Arena, et ce n’est pas samedi que les choses ont changé. Le Bleu-blanc-noir a subi une seconde défaite d’affilée, s’inclinant 3-1 devant les Red Bulls de New York.

La défense, et plus particulièrement le flanc gauche, a été à la peine pendant 90 minutes, et le onze montréalais a clairement démontré qu’il est à des lieues des Red Bulls quand ceux-ci ont pris les choses en main en seconde demie, alors que la marque était égale 1-1.

Ceux-ci se sont solidement implantés dans le territoire de l’Impact, qui a à peine touché au ballon pendant les 45 dernières minutes.

Bradley Wright-Phillips a profité du rôle de spectateur de Victor Cabrera pour balancer un centre à Alejandro Romero Gamarra, qui a redonné l’avance aux locaux (77e minute). Pendant ce temps, Samuel Piette revenait de loin pendant qu’aucun autre arrière central n’était sur le radar.

Puis, Kemar Lawrence a fait un grand arc sur le flanc droit sans jamais être embêté pour centrer à Michael Murillo, qui a porté la marque à 3-1 à la 76e minute.

Manque de ressources

Rémi Garde n’a pas cherché à défendre la performance de son équipe, qui n’a pas été mauvaise en première demie avant de s’effondrer alors que le mercure dépassait les 25 oCelsius.

«On n’a pas eu les ressources et la lucidité pour tenir le ballon comme on a pu le faire en première mi-temps. On n’a pas été dangereux pendant très longtemps en deuxième mi-temps. »

Pour l’entraîneur-chef, la météo a joué un certain rôle, mais ça n’explique pas tout.

«J’ai l’impression qu’on était moins bien physiquement en deuxième demie. On s’entraîne toute la semaine par des températures très froides. Peut-être que ça les a gênés. Ce n’est pas une excuse, mais c’est peut-être une explication. On doit progresser et être capables de faire 90 minutes comme on l’a fait les 45 premières minutes, où on a fait résultat égal.»

Confusion

On peut parler de confusion, surtout défensive, pour expliquer les déboires montréalais dans ce match où les cafouillages ont abondé.

La première erreur est venue de Cabrera, qui a démontré qu’il est capable du meilleur comme du pire dans la même seconde.

Après une belle interception, il a remis le ballon dans les pieds de Florian Valot, qui a centré pour Wright-Phillips. L’attaquant des «Taureaux» a facilement battu Evan Bush pour ouvrir la marque dès la 5e minute.

Cabrera était parvenu à masquer ses défauts lors des trois premiers matchs de la saison, mais ça se complique depuis.

Mais ça ne s’est pas arrêté à l’erreur de Cabrera. Parvenant difficilement à gérer la pression intense des Red Bulls, les joueurs de l’Impact ont souvent cédé en n’ayant pas assez de temps pour exécuter le bon jeu.

Il y a donc eu des débordements dans le tiers défensif et il a fallu qu’Evan Bush dispute un solide match pour que les siens n’essuient pas un revers plus marqué.

Tir brillant

Mais n’allez pas penser que tout a été mauvais sur le plan offensif. Pour un, Jeisson Vargas a apporté sa contribution.

Après avoir frappé la barre transversale sur un coup franc plus tôt cette saison, il n’a pas raté une autre chance en créant l’égalité à la 33e minute.

Le Chilien y est allé d’une frappe d’environ 25 mètres qui a dévié sur le poteau gauche pour s’enfoncer dans les cordages, ne laissant aucune chance à Luis Robles.

Jeisson Vargas se prend pour Sebastian Giovinco! - TVA Sports

Il ne fait plus de doute que Vargas doit être l’homme de choix pour les coups francs, d’autant que, de mémoire, il est le seul, hormis Didier Drogba, à avoir marqué en pareille circonstance depuis l’arrivée de l’Impact en MLS, en 2012.