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Séries 2018

Patrice Bergeron a soif de victoires

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Plus une carrière avance, plus les années défilent rapidement. Mine de rien, le dernier long parcours des Bruins en séries éliminatoires remonte à 2013. Une défaite en finale, aux mains des Blackhawks.

Deux ans plus tôt, la troupe dirigée par Claude Julien avait permis à cette concession de remporter la coupe Stanley, après une disette de 38 ans. Deux présences dans la ronde ultime en trois ans. On croyait les Bruins partis pour la gloire.

Or, depuis, les Bruins n’ont remporté qu’une seule série. En cours de route, ils ont été exclus du tournoi à deux occasions.

«Le plafond salarial nous a nui un peu. Il y a certains joueurs que nous n’avons pas pu remettre sous contrat et d’autres que nous avons dû échanger, a raconté Patrice Bergeron, l’un des six membres de l’équipe championne de 2011 toujours actifs avec les Bruins. Quelques concours de circonstances ont également fait en sorte que nous n’avons pas eu les succès espérés.»

À ce chapitre, on peut certainement noter l’élimination en sept matchs, face au Canadien au printemps 2014. Champions de la saison régulière, les Bruins avaient conclu le calendrier avec 117 points, 17 de plus que le Tricolore.

Ces cinq années de frustration ont fait grandir chez Bergeron, et certainement chez ses plus anciens coéquipiers, un sentiment d’urgence.

«Quand tu gagnes, comme en 2011, tu t’attends à ce que ça arrive souvent. Puis, avec l’expérience, tu te rends compte que c’est difficile d’y arriver, a indiqué l’attaquant de 32 ans. Donc, chaque fois que tu as une chance, tu dois la saisir. Cette année, je crois que l’occasion est bonne.»

L’art de développer la jeunesse

Si Bergeron affiche une belle confiance, c’est que les jeunes joueurs des Bruins démontrent de belles aptitudes. Ils ne misent pas sur des sensations comme Auston Matthews, Mitch Marner ou William Nylander. Toutefois, année après année, des recrues surprennent par la maturité qu’ils démontrent.

De Torey Krug à Ryan Donato, en passant par David Pastrnak, Brandon Carlo (blessé), Charlie McAvoy, Jake DeBrusk et Danton Heinen, les Bruins ont su repérer et développer des athlètes dont l’impact fut immédiatement mesurable au sein de l’équipe.

Pourtant, on parle ici d’une organisation qui n’a pas repêché dans le top 10 depuis la semaine suivant sa conquête de la coupe Stanley en 2011.

«On doit donner le crédit à l’équipe de Don (Sweeney, le directeur général) et à ses recruteurs. Parfois, ça prend plusieurs années. Ces joueurs se sont développés, ont gagné en maturité et sont arrivés prêts», a louangé Bergeron.

Une culture gagnante

Il faut dire qu’avec des vétérans de la trempe de Bergeron, Zdeno Chara, Brad Marchand et David Krejci, la culture de la victoire par la détermination est bien implantée à Boston.

«On espère qu’on fait les choses de la bonne façon pour leur montrer le chemin, mais on ne peut prendre trop de crédit, a soutenu Bergeron. Après tout, ce sont eux qui sautent sur la glace et qui produisent. Ils font leur bout de chemin et nous aident beaucoup.

«Depuis le début de l’année, je dis que les jeunes ont un grand mot à dire dans ce que l’on accomplit. Je le crois encore», a-t-il ajouté.

Avec raison. Trois des sept meilleurs pointeurs de l’équipe cette saison étaient âgés de 22 ans et moins. Groupe de jeunots auquel on peut certainement ajouter Krug et ses 26 ans. Quant à McAvoy, 19 ans, il suit pas très loin derrière.