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Crédit : JOEL LEMAY/AGENCE QMI

LHJMQ

Beausoleil: stabilité, maturité et humilité

Beausoleil: stabilité, maturité et humilité

Mikaël Lalancette

Publié 13 avril
Mis à jour 13 avril

À la barre de l’Océanic de Rimouski depuis sept ans, Serge Beausoleil vient de signer un nouveau pacte de trois saisons.

Quand on regarde sa feuille de route, on ne peut qu’être impressionné par le travail accompli par l’entraîneur-chef et directeur général de l’Océanic.

Sous sa gouverne, l’Océanic a remporté 35 victoires et plus six saisons sur sept. Depuis sa venue comme entraîneur-chef de l’équipe en 2011, Rimouski n’a jamais raté les séries.

Sa fiche victoire-défaite (sans compter les points amassés en prolongation et en tirs de barrage) est impressionnante. En saison : 270-195, en séries : 42-33.

Ils ne sont pas nombreux à avoir un bilan aussi impressionnant. Depuis son embauche comme entraîneur-chef, Beausoleil a un taux de victoire en carrière de 0,578. Un si haut pourcentage de victoire maintenu sur une si une si longue période dans le hockey junior, c’est digne de mention.

Le directeur général de l’année dans la LHJMQ en 2017-18 a remporté la coupe du Président il y a trois ans. Il a sous la main le meilleur joueur de 16 ans au Canada, Alexis Lafrenière, un joueur exceptionnel qu’il pourra diriger pour encore deux ans. C'est un défi emballant et stimulant sur le plan professionnel.

Quand on lui demande ce qui lui reste à accomplir avec une feuille de route aussi garnie, le natif de Val-Bélair tient à donner du crédit à ceux qui l’entourent.

«J’ai le privilège d’être bien entouré. Je travaille avec des personnes extraordinaires. Que ce soit les entraîneurs, mon président Éric Boucher, Alex (Tanguay). Beaucoup de mérite revient aux joueurs. Derrière les chiffres, il y a le travail des joueurs. J’accepte ton commentaire avec beaucoup d’humilité.»

Humilité. C’est un mot important pour Serge Beausoleil. 

Derrière l’homme confiant qui n’a pas peur des déclarations controversées, le grand patron de l’Océanic a acquis une maturité qui fait envier ses rivaux. 

Beausoleil a le sens du punch, il connait le poids des mots.

Sa sortie médiatisée sur Mark Grametbauer en est un bel exemple. Il a reconnu s'être trompé mais il ne s’est pas défilé.

La preuve, en acceptant le trophée Maurice-Filion mercredi passé, Beausoleil a dit ceci : «La Ligue de hockey junior majeur du Québec, c’est une école de vie. C’est vrai pour les joueurs, les coachs et les DG. J’en suis une preuve vivante cette semaine.»

Ça venait boucler cette controverse, qui n’a pas aidé l’Océanic dans la série contre les Wildcats mais en bout de ligne, les Wildcats l’auraient probablement emporté de toute façon.

À moins d’une catastrophe, Serge Beausoleil va atteindre le plateau des 300 victoires en carrière avec la même organisation l’an prochain, ce que six autres entraîneurs ont réalisé avant lui.

L’entraîneur de 51 ans pourrait bien remporter une deuxième coupe du Président avec l’Océanic dans les deux prochaines saisons.

Depuis 30 ans, ils sont peu nombreux à avoir gagné deux coupes du Président comme entraîneur-chef de la même organisation : Benoit Groulx (3 coupes du Président avec Hull en 2003, Gatineau en 2004 et 2008), Gerard Gallant (2 avec Saint-Jean en 2011 et 2012) et Doris Labonté (2 avec Rimouski en 2000 et 2005).