Crédit : AFP

Séries 2018

Un beau buzz autour des Golden Knights

Publié | Mis à jour

Si l’engouement pour les Golden Knights s’avérait plutôt timide dans les premiers balbutiements de l’organisation, c’est une autre histoire aujourd’hui. Ce qui semblait difficile à croire il y a quelques mois à peine prend bel et bien forme. Las Vegas vibre réellement au rythme du hockey.

Avant même les débuts historiques en séries de la franchise mercredi soir au T-Mobile Arena, la ferveur locale était palpable.

Lors des premières visites du représentant du «Journal de Québec» dans la ville du vice, au moment où la LNH a octroyé l’équipe, il fallait se débattre pour dénicher une poignée d’amateurs de hockey heureux de ce dénouement. Même en octobre dernier au moment des premiers coups de patin locaux, les produits dérivés à l’effigie des Golden Knights n’étaient pas forcément légion.

Les retentissants succès de l’équipe sur la glace au moment où la ville a été frappée par une immonde tuerie ont toutefois changé le portrait de bout en bout.

Un soutien original!

Les chandails des Golden Knights abondent et les partisans assistent en grand nombre aux entraînements, même en pleine semaine. Tous les moyens sont devenus bons pour démontrer le soutien à l’endroit de l’équipe. Mercredi, un partisan pavanait même avec son chien vêtu aux couleurs de l’équipe et affectueusement baptisé «Bark-André Fleury». Sans blague !

Le gardien québécois est sans contredit devenu le chouchou de Vegas. Au point où une sculpture conçue à l’aide de quelque 90 livres de chocolat trône en son honneur au célèbre hôtel Bellagio, au cœur de la Strip.

«Nous avons été ébahis du soutien local dès le début. Le lien qui s’est tissé entre l’équipe et la communauté, c’est quelque chose que je n’ai vu dans aucun marché sportif professionnel auparavant. Ce n’est pas un lien que tu peux fabriquer», nous a mentionné le responsable du marketing chez les Golden Knights, Brian Killingsworth, qui a auparavant œuvré au sein de différentes équipes de la NFL et du baseball majeur.

Affaires en or

Ce soutien local s’est aussi manifesté dans les coffres de l’équipe. Toute la saison durant, le chandail des Golden Knights a été le plus vendu à travers la LNH.

«Nous en sommes extrêmement fiers. Nos ventes de produits dérivés par partisan sont les plus élevées à travers la ligue. Nos fans soutiennent donc leur équipe mieux que quiconque ailleurs dans la ligue. On ressent réellement l’impact des Golden Knights dans la communauté», s’est réjoui M. Killingsworth.

Les résultats inespérés de l’équipe ont joué pour beaucoup dans ce soudain sentiment d’appartenance, mais selon lui, c’est aussi l’expérience de match incomparable qui a vite fait grimper la fièvre locale pour le hockey.

«Il y avait plusieurs sceptiques, mais dès que quelqu’un a la chance de vivre un match sur place, il réalise vite qu’il s’agit d’une expérience qui rivalise avec n’importe quel autre événement, tous sports confondus. Nous amenons des éléments de spectacle qu’on ne peut voir ailleurs qu’à Vegas. C’est un party du début à la fin. Nous avons prouvé que notre marché peut figurer parmi les meilleurs de la ligue», prétend M. Killingsworth.

Lors des derniers jours, il était facile de discuter des Golden Knights avec les résidents de Las Vegas, alors que le club semblait pourtant une arrière-pensée dans l’univers extravagant de Las Vegas il y a encore quelques mois.

Comme dans un film

Chaque déplacement vers le site d’entraînement des Golden Knights, à Summerlin, a donné lieu à de longues discussions sur l’équipe avec les différents conducteurs et conductrices d’Uber. Même que le sympathique Clint peinait encore à croire que son équipe prenait part aux séries.

«Comment ils ont pu devenir si bons et si populaires si rapidement ? On jurerait que c’est un scénario arrangé par les parieurs», a-t-il réfléchi.

Libre à chacun de croire aux théories du complot ou au succès à plus long terme des Golden Knights. Mais pour le moment, l’amour pour le hockey bat son plein dans le désert. Invraisemblable, mais vrai...