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Pas une raison pour tout changer

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Ce n’est pas parce que son équipe s’est fait déclasser par la marque de 4-0 contre la Nouvelle-Angleterre que Rémi Garde va tout changer.

«Je ne m’arrête pas au résultat du dernier match pour tirer des conclusions parce que ç’a été faussé», a-t-il prévenu mardi matin.

Voyez le reportage de Nancy Audet dans la vidéo ci-dessus.

Ainsi, ce n’est pas une première déconvenue qui va le faire remettre en question la pertinence d’évoluer avec une formation à cinq défenseurs.

«C’est un système qui a permis à plusieurs joueurs d’être bien positionnés sur le terrain et de se sentir bien.»

«C’est toujours intéressant pour moi et pour les joueurs de savoir qu’on peut changer de système dans un match ou encore d’un match à l’autre.»

Bon départ

Autant Garde que Daniel Lovitz ont rappelé que l’équipe avait très bien amorcé la rencontre et que c’est le carton rouge décerné à Saphir Taïder qui a faussé la donne.

«Nous avons connu un bon départ et on ne pensait pas que ce serait un match facile pour eux à domicile», a noté Lovitz.

«Nous étions à l’aise et nous ne leur donnions pas beaucoup d’options. C’est important d’avoir amorcé le match avec confiance et ça doit se transporter dans le prochain match.»

N’empêche que la façon dont s’est déroulée la rencontre a fourni quelques réponses à Garde.

«L’investissement, l’état d’esprit, avec quelle personnalité chacun d’entre nous avons donné des réponses à cette situation exceptionnelle m’apportent des réponses sur le caractère des uns et des autres.»

Absence douloureuse

Si la perte de Taïder a affecté l’équipe, l’absence d’Ignacio Piatti a elle aussi fait très mal, selon Rémi Garde.

«On n’avait pas besoin de ce match-là, mais on a vu combien il était important pour l’équipe.»

Mais au-delà de ces deux absences, quelques éléments ont fait défaut, d’après Lovitz.

«On aurait pu être plus compacts et faire preuve de plus de créativité en attaque.»

L’essentiel est maintenant de rebondir en allant surprendre les Red Bulls de New York sur leur propre pelouse.

«Le plus important, c’est d’aller prendre une victoire à New York, insiste Louis Béland-Goyette. Une défaite comme en Nouvelle-Angleterre, ça peut arriver, l’important c’est de rebondir.»

Avec Piatti

Au chapitre des bonnes nouvelles, Ignacio Piatti a repris l’entraînement, lui qui était légèrement blessé à une cuisse. Ses chances d’affronter les Taureaux sont très bonnes.

«Ça va mieux, j’espère qu’il sera là», a précisé Rémi Garde.

L’entraîneur-chef a toutefois laissé savoir que l’arrière droit Michael Petrasso ratera un second match consécutif en raison d’une blessure à la cuisse, lui aussi.

«C’est un peu plus long. Il y a des images médicales qui ont démontré qu’il y avait un souci. Comme il a déjà été opéré à cet endroit quand il jouait à QPR, on est prudents.»

«Il ne sera pas disponible en fin de semaine, mais le délai de reprise est un peu plus flou. Peut-être que dès la semaine prochaine il sera à son poste.»