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Max Pacioretty devant l’inconnu

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Max Pacioretty décrit Montréal comme sa maison et il s’imaginerait avec le chandail du Canadien sur ses épaules jusqu’à la fin de sa carrière. Mais le capitaine a assez d’expérience pour lire entre les lignes. Il sait très bien qu’il ne contrôlera pas son destin.

À sa sortie de sa rencontre de fin de saison avec Marc Bergevin et Claude Julien, Pacioretty n’avait pas une réponse précise à donner sur son avenir avec l’équipe. Il ressemblait parfois à un joueur qui faisait ses adieux à un marché qu’il souhaiterait ne pas quitter.

«Je l’ai dit souvent, j’aime jouer à Montréal et j’en retire une grande fierté, a dit le numéro 67. J’ai connu du succès ici. Idéalement, je voudrais être un Canadien de Montréal à vie. Mais nous ne sommes pas dans une situation idéale en ce moment. Il y aura des changements. Nous verrons ce qui arrivera.»

«Je vivrai dans cette ville, peu importe ce qui arrivera, a-t-il continué. Je reviendrai l’été ou à la fin de ma carrière. J’aime la ville et j’aime jouer au hockey ici. Ma famille aime ça aussi. Nous aimons le style de vie ici. Je m’y suis adapté. Je ne veux pas dire que j’ai eu un choc culturel, mais j’ai compris la réalité de Montréal avec les années. C’est un endroit spécial et il y a une touche européenne dans le style de vie. Je comprends maintenant mieux. Au départ, j’étais un jeune Américain qui débarquait ici. Je suis tombé en amour avec la ville, comme ma famille. Que je joue ici ou non, j’identifierai toujours Montréal comme ma maison. J’aimerais y passer le reste de ma vie.»

Saison difficile

Âgé de 29 ans, Pacioretty sort d’une saison très difficile, à l’image de l’équipe. L’ailier gauche originaire du Connecticut a présenté des statistiques loin de ses standards avec seulement 17 buts et 37 points en 64 rencontres.

«Je sais que ç’a été une année très difficile pour l’équipe et moi, a-t-il répliqué. J’en prends la responsabilité et je ne cherche pas d’excuses. Je sais que j’ai connu une mauvaise saison, une très mauvaise. Ça ne m’était jamais arrivé.»

«J’aime ça ici, mais tu dois connaître du succès et jouer pour une équipe gagnante pour avoir du plaisir, a-t-il enchaîné. Nous sommes jugés selon nos performances. Quand les résultats ne sont pas là, nous ne savons pas ce qui arrivera. Si je devais partir, je n’agirais pas comme un bébé. C’est un privilège de jouer dans la LNH, comme c’est un privilège de jouer pour le Canadien de Montréal. Mais si l’équipe a d’autres plans en tête, je continuerai à vivre.»

Dernière année

Le CH risque de régler le sort de Pacioretty d’ici les prochaines semaines. Sur le plan contractuel, il reste seulement une saison au contrat du capitaine à un salaire très raisonnable de 4,5 millions. À partir du 1er juillet, Marc Bergevin pourrait lui proposer une prolongation de contrat ou explorer la possibilité d’une transaction.

«Quand tu n’as pas de succès, tu t’inquiètes plus à savoir où tu te retrouveras que combien tu gagneras comme salaire, a souligné Pacioretty. Si je dois jouer ailleurs, ce ne sera pas à propos de l’argent. J’ai toujours cru que Montréal est le meilleur environnement pour moi, mais si ce n’est pas le cas pour la direction, je ne contrôle pas ça.»

«Je serais à l’aise d’amorcer la saison sans nouveau contrat, mais ça ne serait pas le plan idéal pour l’équipe et l’organisation, a-t-il enchaîné. Ils voudront que je m’engage pour longtemps et éviter de me perdre pour rien à la fin de la prochaine saison. Avec la réalité du plafond salarial, c’est comme ça que ça fonctionne.»

À sa rencontre avec son DG et son entraîneur, Pacioretty n’a pas exprimé ses sentiments envers sa ville d’adoption.

«Je pense qu’ils savent ce que je ressens à propos d’ici. C’est un fait que je vis ici toute l’année. J’ai toujours exprimé mon amour pour la ville, mon amour pour l’équipe et mon amour pour cette concession. Ce serait tout un choc s’ils n’étaient pas au courant.»