Canadiens

Canadiens: «Le statu quo est inacceptable»

Publié | Mis à jour

Geoff Molson et Marc Bergevin ont reconnu d’emblée que la saison que vient de connaître le Canadien de Montréal était inacceptable, lundi à Brossard, dans le cadre du bilan de l’équipe.

À LIRE AUSSI : Pacioretty veut rester «Il nous manque un centre» Shaw a bel et bien subi une commotion Une pause qui vient à point pour Price «La constance n’était pas là à 100 %» - Drouin Deslauriers frustré Danault veut revenir «On s'attend à des gestes concrets»

«Nous sommes tous déçus de notre saison, a reconnu Molson, le président et propriétaire du Tricolore. Quand les choses vont mal, c’est une occasion pour réévaluer tout ce qu’on fait pour s’améliorer la saison prochaine. Le "statu quo" n’est pas acceptable.»

«Nous venons de vivre une saison extrêmement décevante. C’était inacceptable, a ajouté Bergevin. L’attitude globale de l’équipe était inexcusable. Nous allons effectuer une évaluation complète du secteur hockey. Comme directeur général, je prends ma part de responsabilité.»

Bergevin critique

Bergevin n’a pas hésité à critiquer certains joueurs, dont Carey Price.

«Carey n’a pas été bon cette année. Il serait le premier à le reconnaître», a-t-il notamment laissé tomber.

Jonathan Drouin et Karl Alzner se sont également retrouvés sous les feux de la rampe.

«Il a encore du potentiel, a indiqué Bergevin à propos du Québécois. Est-ce que son adaptation à Montréal a été difficile? Probablement. Est-ce qu’il a eu une saison difficile? Oui.»

«J’espère encore qu’il va devenir le joueur qu’on croit qu’il peut devenir. Je crois encore en lui», a-t-il ajouté.

«Alzner a eu une saison difficile, on s’attend à plus de sa part l’année prochaine», a-t-il également affirmé.

Pour ce qui est du leadership, le DG a été on ne peut plus clair. Il n’a pas l’intention de retirer le titre de capitaine à Max Pacioretty. Il a aussi indiqué que le numéro 67, dont le nom a beaucoup circulé dans les rumeurs de transactions pendant la campagne, faisait toujours partie des plans de l’équipe.

Il a aussi donné un vote de confiance à l’entraîneur-chef Claude Julien. «Je n’ai aucun doute que Claude est l’homme de la situation.»

Trop optimiste

Parlant de responsabilités, Bergevin a avoué qu’il n’avait pas bien évalué son équipe en début de saison. «Notre attitude, notre approche n’étaient pas la bonne, a-t-il dit. J’ai été trop optimiste, j’ai surévalué les choses.»

Un vote de confiance

Questionné à savoir si Bergevin était l’homme de la situation, le président n’a pas hésité à donner un vote de confiance à celui qui dirige le département hockey du club.

«Je suis sûr que j’ai les bonnes personnes en place pour évaluer les opportunités. [Bergevin] travaille très bien avec les autres DG. Même s’il y a des changements, avoir Marc en place pour tourner la page est une bonne décision.»

Canadiens: «Le statu quo est inacceptable» (bilan en 31 minutes) - TVA Sports

 

Question d’attitude

Au-delà de la qualité du jeu, le DG a insisté sur le fait que son équipe avait eu des problèmes d’attitude dès le départ.

«Nous n’avons jamais dans la course aux séries, a-t-il indiqué. Nous avions un problème d’attitude dès le camp d’entraînement. Même si j’amène les meilleurs joueurs disponibles, si l’attitude ne change pas, les résultats ne changeront pas.»

Molson semble partager l’avis de son directeur général concernant les problèmes d’attitude de l’équipe. Il a même reconnu qu’il y avait certains éléments indésirables dans le vestiaire.

«Oui, il y en a, a-t-il affirmé. Et s’ils ne sont pas prêts à changer et ils seront ailleurs la saison prochaine.»

Meilleure expérience

Molson s’est également attardé à l’expérience des partisans, affirmant que l’organisation allait notamment faire preuve de plus de transparence dans l’avenir. Il a également reconnu que le prix des billets n’allait pas augmenter la saison prochaine.

«Nous voulons être plus transparents pour que les débats sur la place publique soient les bons, car nous avons fourni les bonnes informations.»

En bref

Les deux hommes ont entamé leur conférence de presse en offrant leur sympathie aux familles et aux proches des victimes de la tragédie qui a frappé les Broncos de Humboldt.

Visiblement ému, Molson a eu besoin de quelques secondes avant de reprendre la parole.