Jon Rahm

Photo : Jon Rahm Crédit : AFP

Golf

Un rêve depuis 2005 pour Jon Rahm

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Jon Rahm était âgé de 10 ans lorsqu’il a vu les premières images du Tournoi des Maîtres alors qu’il habitait à proximité du golfe de Gascogne, dans le nord de l’Espagne. C’était en 2005, dans l’ère de la domination de Tiger Woods.

Il regardait le tournoi en différé le lendemain en raison du décalage horaire. Il ne rêvait pas encore du Augusta National, car les Rahm n’étaient pas des golfeurs. Mais l’éclatante victoire de Woods en prolongation face à Chris DiMarco lui avait donné le goût de titiller la balle blanche. Ce que le pouvoir de persuasion du «Tigre» et l’attrait du logo jaune et vert peuvent faire...

Ce n’est que quelques années plus tard qu’il a décidé de foncer vers son rêve et devenir golfeur professionnel. Même si les chances étaient minces, il a suivi les traces de grands Espagnols, Seve Ballesteros et Jose Maria Olazabal, qui ont ouvert les portes de l’Amérique.

Inspiré par Ballesteros

Comme n’importe qui, Rahm a été inspiré par le magicien Ballesteros durant son ascension vers les professionnels. Celui-ci démontrait une touche incomparable, surtout autour des verts. Il avait son âge, tout juste 23 ans, lorsqu’il a remporté le titre à Augusta en 1980.

«C’est la preuve que si tu crois en quelque chose, tu l’accompliras», a philosophé le golfeur âgé de 23 ans, déjà troisième joueur mondial, désirant marcher dans leurs traces. À l’adolescence, son jeu court était son arme de prédilection.

À sa première visite au Tournoi des Maîtres l’an dernier, il avait terminé au 27e rang. Mais après la troisième ronde, il flirtait avec le top 10. Une expérience qui lui en a appris beaucoup sur ses capacités. L’Augusta National ne rend pas la vie facile aux recrues. C’est tout le contraire alors que seulement trois golfeurs ont enfilé le veston vert à leur première occasion. Le dernier à l’avoir réussi est Fuzzy Zoeller en 1979.

L’an dernier, la victoire de Sergio Garcia l’avait aussi inspiré. Il aurait souhaité que le veston vert passe d’un Espagnol à un autre, mais ça n’a pas été cette année.

Comme un gant

Selon le jeune homme, son style de jeu épouse à merveille le «National». Il est puissant, précis et habile autour des verts.

«Je crois que c’est le meilleur parcours pour mon jeu. Je suis créatif et imaginatif dans mes coups. J’ai grandi sur un parcours bordé d’arbres avec des verts difficiles. Je sais comment me débrouiller. Il faut faire confiance à son instinct», a raconté le Basque.

Avec ses performances, il a pris le quatrième rang cette semaine. Il s’approche progressivement de son rêve alors qu’il a mis des outils de plus dans son coffre. Il faut s’attendre à ce que son nom apparaisse fréquemment au tableau principal au fil des prochaines éditions.

Si les astres devaient s’aligner favorablement l’an prochain, il succéderait à Garcia dans la lignée des Espagnols au veston vert, mais aussi à Olazabal, 20 ans plus tard. Avec autant de potentiel, un premier titre majeur viendra tôt ou tard.