The Masters - Round Three

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Golf

Masters: pénuries d’oiselets pour le «Tigre»

François-David Rouleau / Agence QMI

Publié | Mis à jour

Tiger Woods n’a pas trouvé le moyen d’acheter une poche d’oiselets afin de remonter au tableau. Les sages de l’Augusta National sont grippe-sous avec l’Américain cette semaine.

Ses huit petits «moineaux» à ses 54 premiers trous l’ont empêché de gruger l’avance de ses rivaux. Il pointe à égalité au 40e rang avant la ronde ultime.

Encore une fois, le golfeur de 42 ans a brûlé les coupes sans être en mesure de réclamer son dû, multipliant les verts de deux roulés.

Samedi, il a raté bon nombre de roulés qui lui auraient permis de jouer sous la normale. Il a ramené un score de 72, tout de même sa meilleure ronde du tournoi.

Et encore une fois, il a peiné avec ses fers. Et encore une fois, il n’a pas su profiter des normales 5. Il connaît le problème sans être en mesure de le régler, dit-il.

«C’était la même chose hier [vendredi]. Je joue très bien avec mon fer droit cette semaine. Je fais de bons roulés, mais la balle ne tombe pas au fond de la coupe, a tenté d’expliquer celui qui présente une moyenne de 1,57 roulé par vert. Je ne place pas ma balle assez près du fanion et je ne profite pas des normales 5, donc c’est la conséquence qu’une bonne ronde signifie la normale.»

Au sec au 12e

En se présentant à Augusta, Woods n’éprouvait pourtant aucun ennui avec ses fers, a-t-il exprimé en gardant tout de même le sourire.

«Je sens que je cogne mes meilleurs coups de départ de l’année, mais que je bousille tout par la suite. Mon élan, qui n’est pas à point avec mes fers, tombe au très mauvais moment. C’est décevant et un peu frustrant.»

Parmi les bonnes nouvelles de la journée, il a réussi à toucher le vert de la normale 3 du 12e trou après avoir fait plonger ses balles à l’eau lors des deux premières rondes.

«Elles n’étaient même pas proches de rester au sec. C’était deux coups terribles. Il n’était pas question que je fasse couler trois balles de suite à l’eau à cet endroit. Je ne pouvais pas faire ça, a-t-il raconté avec le sourire. J’ai donc mis un peu d’essence afin de m’assurer que mon coup soit plus long. J’ai raté le roulé, mais que voulez-vous, c’est plus facile de jouer depuis le vert que de prendre un allègement.»

Fleetwood en feu

Son compagnon de jeu des deux premières rondes, Tommy Fleetwood, a profité des verts plus réceptifs et plus lents en raison de la pluie pour réussir sept oiselets. Les sages du National ont donc été plus généreux avec le Britannique. Il en a d’ailleurs réussi cinq de suite sur le retour, un exploit qu’il n’a pas réussi depuis qu’il embêtait son paternel dans sa jeunesse.

Cette carte de 66 (-6), le second score par excellence de la journée, est sa première sous la normale en cinq rondes à Augusta.

«Ce n’est que ma deuxième présence ici, mais c’est la première fois que je vois le parcours vulnérable. Ça ouvre la porte pour afficher de bons scores, a-t-il relaté. Ç’a été une excellente journée de travail.»

Le jeune golfeur de 27 ans ne s’est pas avoué vaincu à la veille de la ronde finale. Il sait par contre, à quelques exceptions près, telles que Jordan Spieth en 2015, qu’il est difficile de batailler dans le haut du tableau à ses premières tentatives au Tournoi des Maîtres.

Il met cette expérience dans son coffre à outils, persuadé qu’il aura un jour sa chance d’enfiler le veston vert.