Impact

Impact : un premier match à oublier

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Quand viendra le temps de faire le bilan de la saison de l’Impact de Montréal, il y a fort à parier qu’on aura oublié ce cuisant revers de 4-0 contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre.

C’est le genre de défaite qu’une équipe essaie d’oublier au plus vite afin de passer à autre chose. Et comme le disait Rémi Garde, vaut mieux un 4-0 que quatre défaites de 1-0.

L’entraîneur-chef ne pouvait pas mieux dire d’autant que le résultat de cette rencontre a été modifié dès le premier quart d’heure quand Saphir Taïder a reçu un carton rouge bien mérité pour un geste dangereux, mais bien involontaire.

Il faut d’ailleurs souligner la classe de l’Algérien, qui a pris soin d’aller s’excuser auprès de sa victime, Luis Caicedo, après la partie de vendredi.

L’expulsion de Taïder a fait voler en éclats le plan de match du Bleu-Blanc-Noir, qui devait déjà jouer sans Ignacio Piatti, resté à Montréal en raison d’une légère blessure aux adducteurs.

On a vu toute l’importance de Taïder dans l’organisation de l’équipe, puisque sans lui, la défense était soudainement désorganisée et le lien avec l’attaque était coupé.

C’est dommage parce qu’avant cet incident malheureux, l’Impact prenait le pas sur les locaux avec de fort jolies combinaisons en milieu de terrain qui auraient pu être payantes avec juste un peu plus de finition.

Sans dire que l’équipe n’est pas la même sans son numéro 8, disons qu’elle n’a pas la même étoffe et que l’organisation, avec et sans le ballon, en prend un coup.

«Quand on se retrouve en déficit d’un joueur tôt, ça change l’allure de la rencontre et il nous manquait déjà des joueurs. Ç’a rendu un travail compliqué encore plus difficile», a confirmé Evan Bush.

Invisibles

Sans Piatti et avec le départ de Taïder, Anthony Jackson-Hamel et Jeisson Vargas se sont retrouvés isolés en attaque et sont devenus pratiquement invisibles.

«La perte de "Nacho" nous a fait mal. Jackson a bien fait, mais il n’a pas eu de ballon», a confirmé Samuel Piette.

Le défi de Garde sera donc de trouver, dans sa formation, un joueur qui sera en mesure de remplacer Taïder efficacement parce que sans lui, le lien entre la défensive et l’attaque n’existe pas.

À cet égard, la rencontre face aux Red Bulls de New York, samedi prochain, sera un laboratoire intéressant.

Gestion

Il y a une semaine, les Sounders de Seattle avaient bien réagi quand ils se sont retrouvés avec un joueur en moins en fin de première demie. Vendredi, l’Impact s’est plutôt retrouvé désorganisé et a été incapable de se relever.

Piette estime que c’est davantage l’inefficacité de l’Impact à Seattle qui a causé la situation.

«La deuxième demie contre Seattle, on l’a mal gérée, a-t-il reconnu. La Nouvelle-Angleterre savait gérer un match avec l’avantage d’un homme.»

Efforts vains

Par ailleurs, Piette a avoué que cette défaite est surtout frustrante, parce qu’elle se produit dans un contexte où beaucoup d’efforts sont déployés pour rien.

«On a couru beaucoup et il y a eu beaucoup d’efforts, mais souvent ça ne donnait rien. C’était un match plate à jouer parce que tu travailles fort et au final, tu n’as rien.»

On pourra au moins dire que l’équipe a eu une petite sonnette d’alarme afin de ne pas sombrer dans la complaisance.