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La fin d’un long calvaire pour le CH

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La longue agonie du Canadien, amorcée dès le calendrier préparatoire, est maintenant chose du passé.

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Un calvaire qui s’est terminé samedi soir au Centre Air Canada de Toronto par une défaite de 4 à 2 face aux Maple Leafs.

Ce 40e revers égale un record de médiocrité dans l’histoire du Canadien. Deux fois avant cette saison, en 1983-1984 et en 2000-2001, le Tricolore avait également atteint cette marque.

Avec ce revers, le Tricolore clôture la saison avec 71 points, son troisième résultat le plus faible depuis l’instauration du calendrier de 70 matchs, en 1949-1950.

Au moment de mettre sous presse, les Coyotes de l’Arizona n’avaient toujours pas complété leur dernier match. Un résultat nécessaire pour connaître le classement final du Tricolore et ses chances d’obtenir le premier choix au prochain repêchage.

Matthews fin prêt

Cette dernière rencontre du Canadien fut un excellent résumé de la saison: Carey Price qui se fait déjouer à quatre occasions au cours d’un même match pour la 19e fois de la saison, le Canadien qui accorde un but dès le début d’un engagement et l’unité d’infériorité numérique qui est incapable de se rendre justice.

Auston Matthews a profité de ces carences pour démontrer une fois de plus qu’il était fin prêt pour les séries éliminatoires. Auteur d’un but et d’une mention d’assistance, il s’est inscrit à la feuille de pointage à chacun des neuf matchs qu’il a disputés depuis son retour d’une blessure à une épaule.

En quête d’un premier but face à ses ennemis jurés depuis le premier duel de la saison entre les deux équipes, le Canadien s’est tout de même bien battu. Face à des Maple Leafs qui semblaient déjà avoir la tête aux séries, il a amorcé le match en force.

Toutefois, comme ç’a été trop souvent le cas depuis le début de la campagne, les unités spéciales sont venues ralentir les ardeurs de la troupe de Claude Julien. Matthews a profité de la présence

d’Artturi Lehkonen au cachot pour ouvrir la marque.

Un jeu d’enfant pour l’athlète originaire de l’Arizona, repéré de brillante façon par William Nylander. Une stratégie clairement préparée que les dangereux attaquants des Leafs n’ont eu aucune difficulté à exécuter face à la pire unité d’infériorité numérique sur les patinoires adverses (66,9 % avant le match).

Carr met un terme à la léthargie

À l’autre bout de la patinoire, le Canadien a été incapable de profiter de deux supériorités numériques consécutives. Deux attaques massives au cours desquelles les Montréalais ont décoché un total de... deux tirs au but.

À leur défense, notons toutefois que Frederik Andersen a privé Brendan Gallagher d’un but certain.

Ce n’est que quelques instants plus tard que Daniel Carr a mis un terme à la longue léthargie du Tricolore face aux Leafs. Son but mettait fin à une sécheresse de 185 min 19 s.

La meilleure saison des Leafs

Avec 40 secondes à écouler au match, Mike Reilly a redonné un brin d’espoir au Tricolore en parvenant à déjouer Andersen... avec l’avantage d’un homme. C’était 30 secondes avant que Patrick Marleau scelle la fin de la saison du Canadien sur une erreur de Price.

Signe que les deux équipes sont aux antipodes, cette victoire a permis aux Maple Leafs de terminer la campagne avec 105 points, un record d’équipe. L’ancienne marque de 103 tenait depuis l’hiver 2003-2004.