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Clovis Drolet, le «cool kid» de la boxe québécoise

Clovis Drolet, le «cool kid» de la boxe québécoise

Andy Mailly-Pressoir

Publié 05 avril
Mis à jour 05 avril

Quand on débarque au gym de Clovis Drolet, on croirait retomber dans les années 1990.

En plein cœur du quartier Villeray, au gym Le Vestiaire, c’est la symbiose entre le «old school» et le «new school». À travers les albums de René et Nathalie Simard, des affiches des Beastie Boys et de RUN DMC, le boxeur de 26 ans a droit à un circuit d’entraînement bien particulier.

Depuis le mois d’octobre, Drolet travaille avec le préparateur physique Karim El Hlimi, un expert en entraînement combiné. Ses séances combinent des notions d’athlétisme et de crossfit.

El Hlimi intègre des exercices d’haltérophilie et d’entraînement neuromusculaire dans un programme personnalisé. Dans un sport où tout va plus vite, on mise sur le temps de réaction, la prise de décision et l’exécution. C’est bien simple, la boxe a évolué, la game a changé.

Reconnu pour sa puissance, «White Mike Tyson» (surnom que lui donnait Junior Ulysse chez les amateurs) célèbre, cette semaine, sa première année chez les professionnels. Samedi au Centre Vidéotron, Clovis (5-0, 3 K.-O.) tentera de conserver sa fiche parfaite face à un certain Sergio de Leon (7-2-0), un boxeur mexicain envoyé au tapis au troisième round par Christian Mbilli, en 2017.

Je vous avertis. Il est assez difficile de trouver des vidéos du Mexicain sur le web. Si on se fie à Vincent Auclair, l’entraîneur et ami de Clovis, le boxeur québécois l’emportera grâce à sa feuille de route de la dernière année. Il s’est battu contre des gauchers, des droitiers, il est plus fort, plus athlétique, plus intelligent dans le ring et surtout plus confiant.

Six combats, six victoires en un an? Ce serait pas mal pour le boxeur et son entraîneur partis de Beauport, il y a un an.