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Impact: éviter la complaisance

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Après deux défaites serrées pour amorcer la saison, l’Impact de Montréal a enchaîné avec des jeux blancs de 1-0 contre les deux finalistes de la dernière coupe MLS, Toronto et Seattle. Il faut maintenant faire attention à la complaisance.

Samuel Piette a d’ailleurs rappelé, mardi, que si l’équipe trébuchait contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, vendredi, ça serait un peu comme repartir à zéro.

Mauvaise demie

«Il ne faut pas être trop confiants non plus même si on a fait des bons résultats aux deux derniers matchs. Si on va à la Nouvelle-Angleterre et qu’on se fait planter 4-0, les deux victoires ne veulent rien dire, c’est ce que les gens vont retenir.

«C’est important de faire un bon résultat pour bonifier les matchs qu’on a joués contre Seattle et Toronto.»

La façon dont s’est déroulée la seconde demie à Seattle, alors que les Sounders ont dominé malgré un déficit d’un homme, va peut-être contribuer à garder l’équipe dans le droit chemin.

En tout cas, Rémi Garde n’a que partiellement apprécié le spectacle offert par ses joueurs même s’il s’est dit satisfait du résultat final.

«On tire des leçons positives évidemment, le résultat est satisfaisant, le contenu l’est en partie.»

«Sur le dernier match, la première mi-temps était très intéressante et la deuxième était insuffisante par rapport à ce qu’on peut faire et surtout ce qu’on devra faire pour maintenir ce niveau de résultat.»

Pas de marge de manœuvre

On sent que Garde fait le nécessaire pour s’assurer que ses joueurs ne prennent pas la grosse tête après deux victoires.

«L’équipe progresse. On a encore beaucoup de travail à faire, individuellement, les joueurs ont besoin d’apporter la même contribution pour que le collectif reste à ce niveau-là.»

«On n’a pas une énorme marge de manœuvre, c’est-à-dire que s’il y a un, deux ou trois joueurs qui ont une baisse de niveau, on se met trop rapidement à la portée des adversaires.»

En confiance

Evan Bush a obtenu un second blanchissage consécutif et il a fait preuve de beaucoup d’aplomb pour sauvegarder les trois points de son équipe pendant que les Sounders se montraient très insistants dans les 30 dernières minutes.

Il y a beaucoup du travail de Joël Bats dans le comportement du gardien, mais Rémi Garde estime qu’il n’y a pas que ça.

«Un gardien ressent ce qui se passe devant lui. Joël a beaucoup travaillé avec lui et je savais qu’il pourrait apporter un certain nombre de choses positives à Evan.»

«Mais le fait d’évoluer devant une équipe qui a une structure défensive qu’on essaie toujours d’améliorer, ça aide. Il est plus rassuré de ce qui se passe devant lui et ceux qui sont devant lui sont rassurés qu’il ait déjà fait de nombreux arrêts qui nous ont sauvé des situations. »

Ben Arfa bienvenu

Garde, dont c’était l’anniversaire mardi, a par ailleurs été questionné au sujet d’Hatem Ben Arfa, qui devrait quitter le Paris Saint-Germain de la saison.

Le milieu offensif de 31 ans est loin d’être un inconnu pour Garde puisqu’il a amorcé sa carrière avec l’Olympique lyonnais.

«Je le connais très bien. Il sait que s’il veut venir en MLS, il est le bienvenu ici, on peut discuter, il n’y a pas de problème.»

Cela dit, ça relève surtout du rêve puisque même si l’Impact peut accueillir un troisième joueur désigné, Ben Arfa commanderait un salaire de plusieurs millions de dollars.