Canadiens

Le CH met fin à une séquence malheureuse

Jonathan Bernier

Publié | Mis à jour

En raison de son éreintant voyage de six matchs en 12 jours, on s’attendait à ce que le Canadien connaisse un match difficile. Au contraire, la troupe de Claude Julien a rarement livré un match aussi émotif cette saison.

Une pluie de mises en échec, deux bagarres et deux buts d’Artturi Lehkonen ont ponctué cette victoire de 4 à 2 du Tricolore aux dépens des Stars de Dallas, hier soir, au Centre Bell.

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Le Canadien qui sort ses épaules (48 mises en échec) contre une formation de l’Association de l’Ouest, en plus, il y a un bail que l’on n’avait pas vu ça. Le résultat plus triste de cette rencontre endiablée est la blessure d’Andrew Shaw, possiblement une autre commotion cérébrale, subie en servant un percutant coup d’épaule à Greg Pateryn.

Une séquence qui s’est terminée par deux mornifles du défenseur des Stars pendant que son rival gisait sur la patinoire.

L’attaquant du Canadien, qui a déjà des antécédents à ce niveau, a dû quitter la patinoire avec l’aide de Graham Rynbend, le thérapeute en chef de l’équipe, et deux de ses coéquipiers.

«Ce sont des choses que tu ne veux pas voir. Disons que j’étais en crisse. Je lui ai dit au banc de punition. Il [Pateryn] avait l’air de marmonner. Donc, je ne crois pas qu’il voulait s’expliquer», a déclaré Nicolas Deslauriers, auteur de 11 mises en échec.

La revanche des unités spéciales

Coulés la veille par leurs unités spéciales, les Montréalais ont eu recours à cette facette du jeu pour vaincre des rivaux se trouvant en plein cœur d’une lutte pour une place en séries éliminatoires.

Avec une égalité de 1 à 1, les locaux ont profité d’une supériorité numérique de quatre minutes pour prendre les devants. Trente-quatre secondes plus tard, Brendan Gallagher creusait l’écart pendant une attaque massive de deux hommes.

Plus tard dans la rencontre, ce fut au tour de Nikita Scherbak de profiter de l’avantage d’un homme pour tromper la vigilance de Kari Lehtonen d’une brillante feinte.

À l’inverse, le Canadien est parvenu à maintenir son avance de deux buts, malgré un désavantage numérique de trois joueurs (les Stars avaient retiré leur gardien) pendant les 73 dernières secondes de la rencontre.

«Ça m’était déjà arrivé à Halifax. Dominic Ducharme me faisait confiance dans cette situation-là, dans le junior», a lancé Jonathan Drouin, dans un éclat de rire.

D’ailleurs, le Québécois a connu l’un de ses meilleurs matchs depuis qu’il porte l’uniforme tricolore. Appelé à contrer le trio Jamie Benn, Tyler Seguin et Alexander Radulov, il a accompli un boulot défensif remarquable.

«Nous savions que nous allions jouer contre eux ce soir. Nous devions être intelligents avec la rondelle et éviter les revirements en territoire neutre», a souligné Drouin.

Niemi encore solide

Appelé à affronter son ancienne formation, Antti Niemi s’est, une fois de plus, très bien acquitté de sa tâche. Le Finlandais a bloqué 36 tirs en route vers sa cinquième victoire de la saison. À ses neuf dernières décisions, Niemi a maintenu un dossier de 5-1-3.

Lors des six derniers départs du gardien de 34 ans, le Canadien a récolté au moins un point de classement (3-0-3).

La visite des Stars marquait également le premier match d’Alexander Radulov au Centre Bell depuis son départ vers le Texas, via le marché des joueurs autonomes, le 3 juillet dernier. L’attaquant russe a reçu un accueil timide, mais positif, lorsqu’on a montré son visage sur l’écran géant, dans les premiers instants de la rencontre.

Radulov a profité d’une attaque massive discutable pour se faire complice du 24e but de la saison de Jamie Benn. Un but qui aurait pu changer l’allure de la rencontre puisqu’il rétrécissait l’écart à un seul but.